LA FORÊT
Salut, forêt que j’aime tant! Lorsque le soir la cornemuse retentit dans le lointain, un souvenir réveille dans mon cœur une douce volupté*.
Il y a des milliers d’années, ô forêt ! que tu es là debout dans ton imposante obscurité, défiant tous les arts humains, et continuant à lisser ton vert feuillage.
Que la courbure de ces branches est vigoureuse ! que ce hallier est épais ! La lumière étincelante du soleil qui se joue dans l’or peut à peine le traverser.
Les troncs robustes et élancés se dirigent vers le ciel, et les sucs de la terre tendent à s’élever vers la voûte azurée.
A travers le tissu des veines coule en secret un sang vivifiant, et la couronne de verdure s’épaissit quand arrive la chaleur du printemps *.
Nature, ici je sens ta main et respire ton souffle; ton cœur pénètre le mien et l’oppresse, quoique nous soyons amis.
Alors, ô sombre forêt ! je me souviens que dans les temps antiques, le fils de la Liberté se plaisait dans ta nuit, et je songe aux pensées qui occupaient son âme.
Tu servais aux anciens de maison et de forteresse ; jamais
». Nous lisons miltet au lieu de toiltcr, qui est en contradiction avec la pensée.