‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 201 sur 249 · LES TOMBEAUX · texte numérisé non relu

LES TOMBEAUX

Je te salue, ô lune argentée! belle et silencieuse compagne de la nuit! Tu t’enfuis 1 Ah! ne précipite pas ta course; demeure, amie de la pensée! Voyez, elle est immobile : c’est le nuage seul qui voguait dans les airs.

Le réveil de Mai me parait encore plus beau que la nuit d’été, lorsque la rosée, brillante commo la lumière, découle do sa chevelure et qu’il gravit la colline vêtu d’une tunique de pourpre.

Nobles cœurs, hélas! la triste verdure de la mousse couvre déjà vos tombeaux. Ah ! que j’étais heureux, lorsque je voyais avec vous rougir les feux de l’aurore, luire les astres do la nuit*.

K'opsiock.

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