‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 203 sur 249 · Se trouvent · texte numérisé non relu

Se trouvent

meaux ne s’entrelacent plus, leur bruissement cesse d’étre un langage partout où la méchanceté se tient aux aguets dans les buissons fleuris.

Elle est entourée d’ombres vaines, de forêts dépouillées ; sur des tapis de gazon, nulle fleur ne lui sourit ' ; l'abondance ne jaillit pas dos gerbes, et les couleurs de l’arc-enciel n’ornent point l’habit de fête de la Concorde.

Comme il tremble dans la caverne qui lui sert de refuge, le criminel que chaque bruit sourd vient effrayer ! Il entend partout des voix qui crient vengeance ; car le rocher qui abrite un coupable devient son complice.

Heureux celui qui dans les sombres forêts te présente son offrande avec des mains toujours pures, 6 nourrice de tous les êtres ! Heureux celui qui, du haut des collines inondées de lumière, s’élance vers ton temple élevé sur l’aile de la brise matinale !

Heureux, trois fois heureux les cœurs fidèles qui trouvent le bonheur dans ta simplicité et qui contemplent tes attraits avec un cœur pur ! Au milieu des mélodies de la terre et des roses qui se flétrissent, tu les conduiras vers l’invisible.

La prairie, rajeunie par le printemps, nous offre l’image de l’Eden qui nous attend ; la paix, douce comme la roséo du ciel, inaltérable comme les étoiles, la paix rayonne dans le lointain, lorsque le soleil s’enveloppe dans un voile de pourpre.

La paix, semblable à cette douce et céleste joie qui, un jour, dans la terre sainte se révéla en songe au pèlerin fatigué : tout à coup la terro devint pour lui plus sereine, la clarté do la lune se changea en une échelle qui touchait aux astres, et le ciel tout entier descendit vers lui.

G. Jacobi.

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