‹ Morceaux choisis en prose et en vers des classiques allemandsChapitre 206 sur 249 · LA JEUNE VILLAGEOISE · texte numérisé non relu

LA JEUNE VILLAGEOISE

Un tintement sourd et mélancolique retentit du haut du clocher couvert de mousse; pères, mères, enfants, fiancées, tout le monde verse des larmes, et le fossoyeur creuse une fosse. Revêtue d’une robe funèbre, une guirlande de fleurs dans ses blonds cheveux, Rose, l’orgueil de sa mère et de tout le village, Rose dort du dernier sommeil.

Accablées par ce cruel événement, ses compagnes ne songent plus aux jeux 5 et à la danse. Debout, près du cercueil, les yeux mouillés de larmes, elles tressent pour leur amie une couronne funéraire. Ah ! personne ne fut plus digne d’être pleurée que toi, douce et pieuse jeune fille; il n’est pas dans le ciel un esprit brillant d’un éclat plus pur que ltime de Rose.

t . Et le battement de ses ailes était la liberté.

Page 1