LES ASTRES
Mais regardons encore une fois ces voûtes immenses où brillent les astres, et qui couvrent 10s têtes. Si ce sont des voûtes solides, qui en est
1 Qu'on cherche tant qu'on voudra... Tour familier, équivaut à ceci: c'est en vain qu'on cherchera, elc.
2 Supposé. Ce principe pris absolument est du style familier, c'est-à-dire, en admettant même que, etc.
8 Fécond en elfets utiles... Plus il produit d'effets utiles.
Et quei temps fut jamais plus fertile en miracles.
Racine, Athalte, acte îer, se. i.
234 ORCEAUX CHOISIS
l'architecte ? Qui est-ce qui a attaché tant de grands corps lumineux à certains endroits de ces voûtes, de distance en distance? Qui est-ce qui fait tourner si régulièrement ces voûtes autour de nous? Si au contraire les cieux ne sont que des espaces immenses remplis de corps fluides, comme Pair qui nous environne, d'où vient que tant de corps solides y flottent sans s'enfoncer jamais et sans se rapprocher jamais les uns des autres? Depuis tant de siècles que nous avons des observations astronomiques , on est encore à découvrir le moindre dérangement1 dans les cieux. Un corps fluide donne-t-il un arrangement si constant et si régulier aux corps solides qui nagent eirculairement dans son enceinte?
Mais que signifie cette multitude presque innombrable d'étoiles? La profusion avec laquelle la main de Dieu les a répandues sur son ouvrage fait voir qu'elles ne coûtent rien à sa puissance. Il en a semé les cieux, comme un prince magnifique répand l'argent à pleines mains'2, ou comme il met des pierreries sur un habit. Que quelqu'un dise, tant qu'il lui plaira, que ce sont autant de mondes semblables à la terre que nous habitons3; je le suppose pour un moment. Combien doit être puissant et sage celui qui fait des mondes auss innombrables que les grains de sable qui cou-
1 On est encore à découvrir le moindre dérangement. Gallicisme; on n'a pas encore découvert, elc.
2 Comme un prince magnifique, etc. Belle comparaison qui n'a d'autre défaut, que de rester au-dessous de la réalité.
3 Que quelqu'un dise, tant qu'il lui plaira, etc. Nouvelle preuve de l'obscurité qui enveloppait les connaissantes physiques et astronomiques à celte époque.
vrent le rivage des mers, et qui conduit sans peine, pendant tant de siècles, tous ces montât errants , comme un berger conduit un troupeau ! Si, au contraire, ce sont seulement des flambeaux allumés pour luire à nos yeux dans ce petit globe qu'on nomme la terre, quelle puissance que rien ne lasse, et à qui rien ne coûte ! quelle profusion pour donner à l'homme, dans ce petit coin de l'univers, un spectacle si étonnant!
Mais parmi ces astres j'aperçois la lune, qui semble partager avec le soleil le soin de nous éclairer. Elle se wiontre à point nommé ' avectoutes les étoiles, quand le soleil est obligé d'aller ramener le jour - dans l'autre hémisphère 3. Ainsi la nuit même, malgré ses ténèbres, a une lumière, sombre * à la vérité, mais douce et utile. Cette lumière est empruntée du soleil, quoique absent. Ainsi tout est ménagé5 dans l'univers avec un si bel art qu'un globe, voisin de la terre, et aussi ténébreux qu'elle par lui-même, sert néanmoins à lui renvoyer par réflexion 6 les rayons qu'il reçoit du soleil ; et que le soleil éclaire par
1 A point nommé. Yoy. VEau% page 225, noie 5.
2 D'aller ramener le jour, etc. L'ancien système reparaît encore.
3 Hémisphère. (Hy.tsv,-, demi, tjfxLpy), sphère.) La terre est considérée comme partagée, à cause de sa forme sphérique, en deux parties égales, appelées hémisphères, à égak distance dos pôles, par une ligne circulaire que l'on appe;!c J'équateur.
* A une lumière sombre.
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles.
P. Corneille, le Cid, acte tW3 se î.
* Ménagé. Disposé, réglé.
6 Par réflexion. En les réiiécoissant.
la ïune les peuples qui ne peuvent le voir pendant qu'il doit en éclairer d'autres.
Le mouvement des astres, dira t-on, est réglé par des lois immuables. Je suppose le fait; mais c'est ce fait même qui prouve ce que je veux établir. Qui est-ce qui a donné à toute la nature des lois tout ensemble1 si constantes et si salutaires2, des îois si simples, qu'on est tenté de croire qu'elles s'établissent d'elles-mêmes, et si fécondes en effets utiles3, qu'on ne peut s'empêcher d'y reconnaître un art merveilleux? D'où nous 'rient la conduite 4 de cette machine universelle, qui travaille sans cesse pour nous sans que nous y pensions? À qui attribuerons-nous l'assemblage de tant de ressorts si profonds 5 et si bien concertés, et de tant de corps grands et petits, visibles et invisibles, qui conspirent 6 également pour nous servir? Le moindre atome 7 de cette machine, qui viendrait à se déranger, démonterait toute la nature8. Les ressorts d'une montrene sont point liés avec tant d'industrie et de justesse. Quel est donc ce dessein si étendu, si suivi, si beau, si bienfai-
1 Tout ensemble. A la fois, en même temps.
8 Salutaires, pris dans une acception très-énergique ; conservatrices, quœ salutem prœslanl.
3 Fécondes en effets utiles. Voy. Le Soleil, page 235, n. 3 * La conduite a ici un sens passif. Qui est-ce qui con>* àuit pour nous cette machine, etc.
3 Ressorts si profonds, au figuré, si mystérieux, si profondément caches.
6 Conspirent. Signification première du mot, tendent, s'efforcent ensemble : en latin, conspirare a le même sens.
7 Atomes. Voy. L'univers ne peut être l'ouvrage du hatird, pa^e 200, note k.
9 Démonterait toute, la nature. Expression bien simple, en parlant d'un objet si immense; mais sa simplicité même lui donne beaucoup de force.
«ant? La nécessité de ces lois, loin de m'empècher d'en chercher l'auteur, ne fait qu'augmenter ma curiosité et mon admiration. Il fallait qu'une main également industrieuse et puissante mît dans son ouvrage un ordre également simple et fécond, constant et utile. Je ne crains donc pas de dire, avec l'Ecriture, que chaque étoile se hâte d'aller où le Seigneur l'envoie; et que, quand il parle, elles répondent avec tremblement ! : Nous voici ; Adsumus 2 (Traité de l'existence de Dieu.)
o4- LES ANIMAUX.
Mais tournons nos regards vers les animaux, encore plus dignes d'admiration que les cieux et les astres. 11 y en a des espèces innombrables. Les uns n'ont que deux pieds, d'autres en ont quatre, d'autres en ont un très-grand nombre. Les uns marchent, les autres rampent; d'autres volent, d'autres nagent; d'autres volent, marchent et nagent tout ensemble. Les ailes des oiseaux et les nageoires des poissons sont commes des rames 3 qui fendent la vague de l'air ou de l'eau, et qui conduisent le corps flottant de l'oiseau ou du poisson, dont la structure est semblable à celle d'un navire. Mais les ailes des oiseaux ont des
1 Avec tremblement. En tremblant; ce subslan'if est d'ut usage assez rare.
2 Nous voici. — Adsumus. Baruch, Ps. 5, y. 33.
3 Sont comme des ramec qui fendent la vague de l'air on de l'eau : heureux mélange de la réalité et de la comparaison.
remigium alarum
Yuan.*, Enéide, 1. ts, v. 19.
plumes avec un duvel qui s'enfle à l'air, et qui s'appesantirait dans les eaux : au contraire, les nageoires des poissons ont des pointes dures et sèches qui fendent l'eau sans en être imbibées, et qui ne s'appesantissent point quand on les mouille. Certains oiseaux qui nagent, comme les cygnes, élèvent en haut leurs ailes et tout leur plumage, de peur de les mouiller, et afin qu'il leur serve comme de voile. Ils ont l'art de tourner ce plumage du côté du vent, et d'aller, comme les vaisseaux, à la bouline *, quand le vent ne leur est pas favorable. Les oiseaux aquatiques, tels que les canards, ont aux pattes de grandes peaux qui s'étendent, et qui font des raquettes à leurs pieds, pour les empêcher d'enfoncer dans les bords marécageux des rivières.
Parmi ces animaux, les bêtes féroces, telles que les lions , sont celles qui ont les muscles les plus gros aux épaules , aux cuisses et aux jambes : aussi ces animaux sont-ils souples , agiles, nerveux, et prompts à s'élancer. Les os de leur mâchoire sont prodigieux, à proportion du reste de leur corps. Ils ont des dents et des griffes qui leur servent d'armes terribles pour déchirer et pour dévorer les autres animaux.
Par la même raison, les oiseaux de proie, comme les aigles, ont un bec et des ongles qui percent tout. Les muscles de leurs ailes sont d'une extrême grandenr et d'une chair trèsdure, afin que .eurs ailes aient un mouvement plus fort et plus rapide. Aussi ces animaux, quoi-
1 A la bouline. Terme de navigation, se dit d'un vaisseau qui a le vent en travers, et qui Yogue penché sur le côté.
que assez pesants, s'élèvent-ils sans peine jusque dans les nues, d'où ils s'élancent comme la foudre sur toute proie qui peut les nourrir.
D'autres animaux ont des cornes : leur plus grande force est dans les reins et dans le cou. D'autres ne peuvent que ruer. Chaque espèce a ses armes offensives ou défensives. Leurs chasses sont des espèces de guerres qu'ils font les uns contre les autres, pour les besoins de la vie.
Ils ont aussi leurs règles et leur police. L'un porte, comme la tortue, sa maison dans laquelle il est né : l'autre bâtit la sienne, comme l'oiseau, sur les plus hautes branches des arbres pour préserver ses petits de l'insulte des animaux qui ne sont point ailés. Il pose même son nid dans les feuillages les plus épais pour le cacher à ses ennemis. Un autre, comme le castor, va bâtir jusqu'au fond des eaux d'un étang l'asile qu'il se prépare, et sait élever ses digues pour le rendre inaccessible par l'inondation l. Un autre, comme la taupe, naît avec un museau si pointu et si aiguisé, qu'il perce en un moment le terrain le plus dur pour se faire une retraite souterraine. Le renard sait creuser un terrier avec deux issues, pour n'être point surpris et pour éluder les pièges du chasseur.
Les animaux reptiles sont d'une autre fabrique *. Il se plient, ils se replient ; par les évolutions 3 de leurs muscles, ils gravissent, ils em-
1 Par l'inondation, en rompant ces mêmes digues.
8 Sont d'une autre fabrique. Sont fabriqués, conformés autrement.
3 Le$ évolutions. Développements, action de dérouler, Evotvere. par extension, ce mot exprime les mouvements
brassent, ils serrent, ils accrochent les corps qu'ilt rencontrent; ils se glissent subtilement partout. Leurs organes sont presque indépendants les uns des autres : aussi vivent-ils encore après qu'on les a coupés.
Les oiseaux, dit Cicéron l, qui ont les jambes longues, ont aussi le cou long à proportion, pour pouvoir abaisser leur bec jusqu'à terre, et y prendre leurs aliments. Le chameau est de même. L'éléphant, dont le cou serait trop pesant par sa grosseur, s'il était aussi long que celui du chameau, a été pourvu d'une trompe qui est un tissu de nerfs et de muscles, qu'il allonge, qu'il retire, qu'il replie en tout sens, pour saisir les corps, pour les enlever et pour les repousser : aussi les Latins ont ils appelé cette trompe une main2.
Certains animaux paraissent faits pour l'homme3. Le chien est né pour le caresser, pour se dresser* :omme il lui plaît, pour lui donner une image agréable de société, d'amitié, de fidélité et de tendresse, pour garder tout ce qu'on lui conlie, pour prendre à la course beaucoup d'autres bètes avec ardeur, et pour les laisser ensuite à l'homme,
d'une troupe, d'une armée, qui semble aussi se développer, se dérouler.
i Les oiseaux, dit Cicéron, etc. « Ou* altiora sunt, ut anseres, ut cycni, ut grues, adjuvanlur proceritale collorum. » Cicéron, de Xaturû deorum, 1. il, c. 47.
2 Cette trompe une main... Manus etiam data elephantiè. Cicéron, de Xaturd deorum, 1. n, c. 47.
3 Faits pour l'homme. — « Hominis causa videlur cunc-ta alla genuisse natura. » Pline, 1. vu
* Pour se dresser. Etre dressé, le réfléchi au /ieu du passif.
sans en rien retenir. Le cheval et les autres animaux semblables se trouvent sous la main de Thomme, pour le soulager dans son travail, et pour se charger de mille fardeaux. Ils sont nés pour porter, pour marcher, pour soulage: rhomme dans sa faiblesse, et pour obéir à tous ses mouvements. Les bœufs ont la force et la patience en partage, pour traîner lacharrueet pour labourer. Les vaches donnent des ruisseaux de lait 1 . Les moutons ont dans leur toison un superflu qui n'est pas pour eux, et qui se renouvelle pour inviter l'homme à les tondre toutes les armées. Les chèvres mêmes fournissent un crin long qui leur est inutile, et dont l'homme fait des étoffes pour se couvrir. Les peaux des animaux fournissent à Thomme les plus belles fourrures dans les pays les plus éloignés du soleil. Ainsi l'auteur de la nature a vêtu ces bêtes selon leurs besoins, et leurs dépouilles servent encore ensuite d'habits aux hommes, pour les réchauffer dans ces climats glacés.
Les animaux qui n'ont presque point de poil ont une peau très-épaisse et très-dure comme des écailles : d'autres ont des écailles même qui se couvrent les unes les autres comme les tuiles d'un toit, et qui s'entr'ouvrent ou se resserrent, suivant qu'il convient à l'animal de se dilater ou de se resserrer. Ces peaux et ces écailles servent aux besoins des hommes.
Ainsi dans la nature, non-seulement les plantes, mais encore les animaux, sont faits pour notre
1 Dm ruisseaux de lait. Expression poétique , du lait es grande abondance.
2|g MORCEAUX CHOISIS
usage. Les bêtes farouches mêmes s'apprivoisent, ou du moins craignent l'homme. Si tous les pays étaient peuplés et policés comme ils devraient l'être, ii n'ven aurait point où les bêtes attaquassent les hommes : on ne trouverait plus d'animaux féroces que dans les forêts reculées; et on ies réserverait pour exercer la hardiesse, la force et l'adresse du genre humain par un jeu qui représenterait la guerre, sans qu'on eût jamais besoin de guerre véritable entre les nations.
Mais observez que les animaux nuisibles à l'homme sont les moins féconds, et que les plus utiles sont ceux qui se multiplient davantage. On tue incomparablement plus de bœufs et de moutons qu'on ne tue d'ours et de loups ; il y a néanmoins incomparablement moins d'ours et de loups que de bœufs et de moutons sur la terre. Remarquez encore, avec Cicéron l, que les femelles de chaque espèce ont des mamelles dont le nombre est proportionné à celui des petits qu'elles portent ordinairement. Plus elles portent de petits, plus la nature leur a fourni de sources de lait pour les allaiter.
Pendant que les moutons font croître leur laine pour nous, les vers à soie nous filent à Tenvi4
1 Avec Cicéron. « Quae multipliées fœtus procréant, ut sues, ut canes, his mammarum data est multitudo ; quas easdem pauca- habent eae bestiae, quae pauca gignunt. » De Xaturd deorum, 1. n, c. 51.
2 Font croître... nous filent à l'envi. Ces animaux et ces insectes ne font qu'accomplir leur destinée et suivre leur nature, sans dessein. Mais l'auteur a le droit de montrer l'homme comme la fin de ces destinées particulières, puisque c'est '.ui en effet qui profite de leurs travaux et de leurs richesses.
DE Kl 243
de riches étoffes l, et se consument pour nous les donner. Ils se font de leurs coques une espèce de tombeau, où ils se renferment dans leur propre ouvrage, et ils renaissent sous une figure étrangère pour se perpétuer.
D'un autre côté les abeilles vont recueillir avet soin le suc des fleurs odoriférantes, pour en composer leur miel, et elles les rangent avec un ordre qui peut nous servir de modèle. Beaucoup d'insectes se transforment tantôt en mouches cl tantôt en vers. Si on les trouve inutiles, on doit considérer que ce qui fait partie du grand spectacle de la nature, et qui contribue à sa variété, n'est point sans usage pour les hommes tranquilles et attentifs.
Qu'y a-t-il de plus beau et de plus magnifique que ce grand nombre de républiques d'animaux si bien policés, et dont chaque espèce est d'une construction différente des autres. Tout montre combien la façon de l'ouvrier surpasse la vile matière 2 qu'il a mise en œuvre ; tout m'étonne jusqu'aux moindres moucherons. Si on les trouve incommodes, on doit remarquer que l'homme a besoin de quelques peines mêlées avec ses commodités. Il s'amollirait et il s'oublierait lui-même,
1 De riches étoffes. Figure qui anticipe sur l'avenir, en donnant la conséquence au lieu du principe : Ils ne filent qu'une soie brute, mais c'est elle, en effet, qui compose ces riches étoffes.
2 Surpasse la vile matière. C'est la même expression, et l'inverse de l'idée d'Ovide, dans la description du palais du soleil, où l'art de l'ouvrier surpasse la matière la plus précieuse.
Matenam superabat opus.
Ovide, Métamorphoses, 1. h, v, 5.
s'il n'avait rien qui modérât ses plaisirs et qui exerçât sa patience. (Traité de l'existence de Dieu.)
OO. ARRANGEMENT ADMIRABLE DE TOUS LES CORPS QUI COMPOSENT l' UNIVERS.
Considérons mainte»^., 'es merveilles qui éclatent également dans les plus grands corps et dans les plus petits. D'un côté je vois le soleil tant de milliers de fois plus grand que la terre ; je le vois qui circule dans les espaces, en comparaison desquels il n'est lui-même 'qu'un atome brillant. Je vois d'autres astres, peut-être encore plus grands que IuL qui roulent dans d'autres espaces encore plus éloignés de nous. Au-delà de tous ces espaces, qui échappent déjà à toute mesure, j'aperçois encore confusément d'autres astres qu'on ne peut plus compter ni distinguer. La terre où je suis n'est qu'un point par proportion à ce tout où l'on ne trouve jamais aucune borne. Ce tout est si bien arrangé, qu'on n'y pourrait déplacer un seul atome sans déconcerter * toute cette immense machine ; et elle se meut avec un si bel ordre, que ce mouvement même en perpétue la variété et la perfection. Il faut qu'une main qui rien ne coûte 2 ne se lasse point de conduire cet ouvrage depuis tant de siècles, e*
1 Déconcerter. Voy. L'Eau, page 2-44, note 5.
2 A qui rien ne coûte. Cetle idée, naturelle en présence de 'a profusion des richesses de l'univers, et de leur reproduction inépuisable, revient plus d'une fois dans ces descriptions. Voy- Les Astret, pages 234 et 255.
DE FÉXELON. 349
que ses doigts se jouent de l'univers, pour parler comme l'Ecriture1. (Traité de l'existence de Dieu.)