‹ Morceaux choisisChapitre 214 sur 530 · Le consul de France gui l'avait aimablement accueilli · texte numérisé non relu

Le consul de France gui l'avait aimablement accueilli

2. La soude est retirée des cendres d'une plante qui croît sur le bord de la mer.

3. Rapprocher ceci de la campagne romaine et de la solitude de Jérusalem (pp. 185 et 237).

4. Sur la désolation de l'Egypte et, d'une manière générale, sur ces paysages du nord de l'Egypte, voir Loti : La Mort de Philœ, dans l'appendice.

5. Cette petite retraite, ce sera la Vallée- aux- Loup s, qu'il achètera en rentrant de Terre-Sainte.

(Cf. plus bas, p. 247).

6. Cette fin de Yltinéraire est moins enthousiaste que le dé-

but. Chateaubriand n'a pas trouvé dans son voyage le bonheur qu'il en espérait et son âme reste inassouvie. Il soupire après la France après avoir tant désiré la quitter. Ce regret de la patrie absente, sentiment très humain, est encore aggravé chez lui par son éternel désenchantement, par le besoin de changer d'air, par son instinct migrateur et par ses continuelles désillusions. Remarquer la phrase finale, formule très heureuse pour traduire Famertume des rêves rarement réalisés.

7. Autre motif de tristesse. Chateaubriand conclut en se citant lui-même et en s'appliquant les

SEPTIEME PARTIE Voyage de Tunis et retour en Franoe *.

[Chateaubriand quitta Alexandrie le 23 novembre, passa au milieu de décembre en vue de la Crète, entrevit Cythère, les côtes de la Grèce, essuya une violente tempête et n'arriva qu'en janvier 1807 à Tunis. Cette dernière partie de 1 Itinéraire est plutôt historique que descriptive. L'auteur y raconte longuement les principaux événements dont cette région de l'Afrique du Nord fut le témoin ; la matière était riche. Au point de vue pittoresque, voici un passage sur les ruines de Carthage (et ce n'est pas grand'chose) :]

Carthage.

Du Sommet de Byrsa2, l'œil embrasse les ruines de Carthage, qui sont plus nombreuses qu'on ne le pense généralement : elles ressemblent à celles de Sparte, n'ayant rien de bien conservé, mais occupant un espace considérable. Je les vis au mois de février; les figuiers, les oliviers et les caroubiers donnaient déjà leurs premières feuilles ; de grandes angéliques et des acanthes3 formaient des touffes de verdure parmi des débris de marbre de toutes couleurs. Au loin je promenais mes regards4 sur l'isthme, sur une double mer, sur des îles lointaines, sur une campagne riante, sur des lacs bleuâtres, sur des montagnes azurées ; je découvrais des forêts, des vaisseaux, des aqueducs, des villages maures, des ermitages mahométans, des minarets, et les maisons blanches de Tunis. Des millions de sansonnets, réunis en bataillons et ressemblant à des nuages,

réflexions d'Eudore dans les Martyrs : « Le triste murmure de la mer est le premier son qui ait frappé mon oreille en venant à la vie. A combien de rivages n'ai-je pas vu depuis se briser les mêmes flots que je contemple ici ! »

1. Voir à la fin, dans l'appendice, Chateaubriand et V Afrique,

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