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Ces épisodes sont aux chants Il et VII de Vlliade

7. On raconte que pendant la guerre du Péloponèse, après la défaite de Nicias en Sicile, plusieurs Athéniens, devenus esclaves et condamnés au travail des mines dans les Latomies de Syracuse, obtinrent la liberté pour prix des vers d'Euripide qu'ils répétaient à leurs maîtres.

8. Nouvelle antithèse, entre les souvenirs et la réalité, entre le climat de la Germanie et celui de la Grèce.

9. Réalisme énergique et pittoresque. Eudore vient de la Grèce, et la Batavie lui semble affreuse.

LES MARTYRS

couleur1, quand nous venions à nous rappeler les paysages éclatants de la Grèce, la haute et riche bordure de leurs horizons, le parfum de nos orangers, la beauté de nos fleurs, l'azur velouté d'un ciel où se joue une lumière dorée, alors il nous prenait un désir si violent de revoir notre terre natale que nous étions près d'abandonner les aigles. Il n'y avait qu'un Grec parmi nous qui blâmât ces sentiments, qui nous exhortât à remplir nos devoirs et à nous soumettre à notre destinée. Nous le prenions pour un lâche3. Quelque temps après, il combattit et mourut en héros, et nous apprîmes qu'il était chrétien3. (Livre VI.)

[Eudore décrit l'ordre de bataille de l'armée romaine dont il fait le dénombrement; puis il passe à l'armée barbare, commandée par gfcaranj£nd, Çlocjj^n, Mérovée. Cette armée des Francs est formidable, inqïïîStante : Eudore décrit la sauvagerie des combattants, de leurs costumes, de leur chant de guerre : ]

Bataille des Romains et des Francs.

Bardit des Francs4.

Parés5 de la dépouille des ours, des veaux marins, des urochs et des sangliers, les Francs se montraient de loin comme un troupeau de bêtes féroces. Une tunique courte et serrée laissait voir toute la hauteur de leur taille, et ne leur cachait pas le genou. Les yeux de ces barbares ont la couleur d'une mer orageuse6; leur chevelure blonde, ramenée en avant sur leur poitrine et teinte d'une liqueur rouge, est semblable à du sang et à du feu7. La plupart

1. Il y a pourtant de la poésie dans ces climats du Nord et Chateaubriand, né en Bretagne, le savait mieux que personne. Mais il est sûr que la lumière de l'Italie et de la Grèce l'avait conquis lorsqu'il écrivait ces lignes. Sur cette lumière voir pp. 187, 206, 255.

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