Le temps a été souvent comparé à un fleuve ou à une mer
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan [des âges Jeter l'ancre un seul jour?
(Lamabtine: Le Lac.)
8. Probablement la formule religieuse : « Qu'il repose en paix : requiescat in pace ! ». A moins que l'auteur ne désigne tout autre fragment de la Bible ou de l'Evangile gravé sur la pierre tombale.
En fuyant pour toujours les champs de la lumière, Qui ne tourne la tête au bout de la carrière?
Pour moi1 qui célébrai ces tombes sans honneurs,
Si quelque voyageur, attiré sur ces rives
Par l'amour de rêver et le charme des pleurs5,
S'informe de mon sort dans ses courses pensives,
Peut-être un vieux pasteur, en gardant ses troupeaux,
Lui fera simplement mon histoire en ces mots 3 :
« Souvent, nous l'avons vu, dans sa marche posée,
Au souris du matin, dans l'orient vermeil,
Gravir les frais coteaux à travers la rosée,
Pour admirer au loin le lever du soleil.
Là-bas, près du ruisseau, sur la mousse légère,
A l'ombre du tilleul que baigne le courant,
Immobile il rêvait, tout le jour demeurant
Les regards attachés sur Tonde passagère4, etc..
[Enfin il faut ajouter aux poésies lyriques de Chateaubriand la tragédie Moïse qu'il commença à composer vers 1810, à laquelle il travailla, dit-il, pendant près de vingt années, et qu'il eut l'intention de faire jouer au moment où les romantiques renouvelaient le théâtre. Il a dit dans la Préface ;]