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Les quartiers voisins de l'Hôtel de Ville

5. * Comparer les descriptions de la Révolution de 1789 dans les Mémoires. Chateaubriand sait faire vivre les foules. Cette peinture est animée et colorée.

CHATEAUBRIAND

< dépouillés1, se rassemblaient en grand nombre à la mairie du Ier arrondissement pour maintenir Tordre. Dans ces

i combats, la garde souffrait plus que le peuple, parce qu'elle ) était exposée au feu des ennemis invisibles qui étaient J dans les maisons. D'autres nommeront les vaillants des l salons qui, reconnaissant des officiers de la garde, s'amu- \ saient à les abattre, en sûreté qu'ils étaient derrière un '/ volet ou une cheminée. Dans la rue, l'animosité de l'homme

< de peine ou du soldat n'allait pas au delà du coup porté : j blessé, on se secourait mutuellement. Le peuple sauva plui sieurs victimes2. Deux officiers, M. de Goyonet M. Rivaux, S après une défense héroïque, durent la vie à la générosité

des vainqueurs. Un capitaine de la garde, Kauffmann, reçoit un coup de barre de fer sur la tête : étourdi et les yeux i sanglants, il relève avec son épée les baïonnettes de ses $ soldats qui mettaient en joue l'ouvrier. (Mémoires d'Outre* i Tombe, V, 284 sq.)

[Charles X donne Tordre à Marmont de se replier sur le Carrousel. Le lendemain, le Louvre et les Tuileries sont enlevés par la foule. Marmont se retire à Saint-Cloud. Le 30, les pairs sont convoqués au Luxembourg : ]

A la Chambre des pairs.

Un autre spectacle m'attendait à quelques pas de là3 : une fosse était creusée devant la colonnade du Louvre ; un prêtre, en surplis et en étole, disait des prières au bord de cette fosse : on y déposait les morts. Je me découvris et fis le signe de la croix. La foule silencieuse regardait avec respect cette cérémonie, qui n'eût rien été si la religion n'y avait comparu4. Tant de souvenirs et de réflexions s'offraient à moi, que je restais dans une complète immobilité. Tout à

1. Depuis qu'ils avaient été licenciés après la revue d'avril

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