Voyage fait en
APPENDICE
«Je découvre une des vues les plus harmonieuses que l'homme puisse contempler » jusqu'à: « Si les hommes alors bâtissent Grenade aux toits roses, ils auront ajouté la vie à la beauté sereine et qui n'a pas de saison. » On remarquera, dans ce dernier passage, la précision du tableau et l'évocation de la cité par quelques traits choisis avec art.
Elle est là tout entière, rose et déployée en éventail au-dessous de moi, Grenade, la cité tant rêvée. Vers la gauche, c'est la ville nouvelle, plus vive de couleur et plus tassée ; vers la droite, c'est la ville ancienne, hachée de menus traits d'ombre par les jardins plantés d'ifs, montant un peu sur les collines pelées de l'Albaycin, le faubourg bohémien. En avant, au delà du cercle immense des maisons, une plaine sans limite, doucement bleue parce qu'elle est lointaine, traversée de lueurs pâles qui sont des bras de fleuve.
APPENDICE X