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Alliance de mots

4. D'après la légende grecque, l'hirondelle était Procné, lille d'un roi d'Athènes, changée en oiseau pour avoir tué son tils.

Son mari Térée fut changé en huppe et sa sœur Philomèle en rossignol.

* Relire dans Michelet (L'Oiseau) la célèbre description de l'hirondelle.

5. Thèbes en Egypte, la vieille cité dont les ruines ont si bien inspiré Loti dans La Mort de Philœ.

6. Etudier de très près tout le tableau qui commence ici. Ce sont des impressions très personnelles de Chateaubriand et des souvenirs de son séjour à Combourg. Dans les automnes passés à Combourg, il aimait à suivre des yeux — il l'a raconté — le passage des cygnes et des ramiers et le rassemblement des corneilles dans la prairie de l'étang.

LE GÉNTE DU CHRISTIANISME

sent1 en silence un ciel mélancolique. S'ils aperçoivent du haut des airs quelque manoir gothique environné d'étangs et de forêts, c'est là qu'ils se préparent à descendre ; ils attendent la nuit et font des évolutions au-dessus des bois. Aussitôt que la vapeur du soir enveloppe la vallée, le cou tendu et l'aile sifïlante2, ils s'abattent tout à côup sur les eaux qui retentissent. Un cri général, suivi d'un profond silence, s'élève dans les marais. Guidés par une petite lumière qui, peut-être, brille à l'étroite fenêtre d'une tour3, les voyageurs s'approchent des murs, à la faveur des roseaux et des ombres. Là, battant des ailes et poussant des cris par intervalles, au milieu du murmure des vents et des pluies, ils saluent l'habitation de l'homme.

Un des plus jolis habitants de ces retraites mais dont les pèlerinages sont moins lointains, c'est la poule d'eau. Elle se montre au bord des joncs, s'enfonce dans leur labyrinthe, reparaît et disparaît encore en poussant un petit cri sauvage : elle se promène dans les fossés du château ; elle aime à se percher sur les armoiries sculptées dans les murs. Quand elle s'y tient immobile, on la prendrait, avec son plumage noir et le cachet blanc de sa tête, pour un oiseau en blason tombé de l'écu d'un ancien chevalier4. Aux approches du printemps, elle se retire à des sources écartées. Une racine de saule minée par les eaux lui offre un asile; elle s'y dérobe à tous les yeux. Les convolvulus, les mousses, les capillaires d'eau, suspendent devant son nid des draperies de verdure ; le cresson et la lentille lui fournissent une nourriture délicate ; l'eau murmure doucement à son oreille ; de beaux insectes occupent ses regards, et les naïades du ruisseau, pour mieux cacher cette jeune mère, plantent autour d'elle leurs quenouilles de roseaux chargées d'une laine empourprée5. (V, 7.)

[Chateaubriand n'utilise pas seulement les observations qu'il avait faites à Combourg ; il se sert aussi de ses impressions de voyage en

1. Voir Cuouzkt..., Gr. Fr.} §§ 357 et 359 pour l'accord du verbe avec un collectif au singulier.

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