Protée, divinité de la mer
Il gardait les troupeaux de Neptune et se métamorphosait à son gré.
3. N'y a-t-il pas au contraire dans la poésie grecque, dans la poésie d'Homère, si l'on veut, un sentiment très vif delà grâce ou de la majesté de l'Océan ?
Mais ici Chateaubriand veut dis-
créditer le merveilleux païen, célébré par Boileau (Art poétique, III), pour exalter le merveilleux chrétien qu'il essaiera de justifier en écrivant les Martyrs.
4. Il use toujours de ce même procédé du parallèle qui lui semble tout éclaircir. En réalité, ici encore il est sévère pour Homère.—La comparaison entre la Bible et Homère porte sur plusieurs points : la simplicité, les images, le sublime, etc. Le fragment cité est celui qui vise « l'antiquité des mœurs».