‹ Morceaux choisisChapitre 109 sur 226 · Remarque désintéressée · texte numérisé non relu

Remarque désintéressée

Balzac était trapu, court et même gros. Une caricature le représente auprès d'Alfred de Musset, mince et cambré.

LA VIEILLE FILLE Zo/

; travail de la digestion. Ce fait est digne de remai'f[ue, par n temps où la physiologie s'occupe tant du cœur humain, ette incandescence se plaçait à gauche. Quoique les James hautes et lines, le corps grêle et le teint blafard de M. e Valois n'annonçassent pas une forte santé, néanmoins il langeait comme un ogre, et prétendait a\oir une maladie ésignée en province sous le nom de /oie chaud, sans doute our faire excuser son excessif appétit. La circonstance de a rougeur appuyait ses prétentions ; mais, dans un pays ù les repas se développent sur des lignes de trente ou quaante plats et durent quatre heures, l'estomac du chevalier emblait un bienfait accordé parla Providence à cette bonne ille. Selon quelques médecins, cette chaleur placée à gauhe dénote un cœur prodigue. La vie galante du chevalier onlii'mait ces assertions scientiliques, dont la resjjonsabité ne pèse pas, fort heureusement, sur l'historien. Malgré es symptômes, M. de Valois avait une organisation nereuse, conséqiiemment vivace. Si son foie ardait', pour emloyer une vieille expi'ession, son cœ*ur ne brûlait pas loins. Si son visage olfrait quelques rides, si ses clieveux talent argentés, un observateur instruit y aurait vu les tigmates de la passion et les sillons du plaisir. En effet, la atte-d'oie- caractéristisque et les niarclies du palais^ mon- [•aient ces rides élégantes, si prisées à la cour de Cytlière. Ihezle coquet chevalier, tout révélait lesmœ'urs de l'iionum; femmes (Ladie's man): il était si minutieux dans ses ablulons, que ses joues faisaient plaisir à voir, elles semblaient rossées avec une eau merveilleuse. La partie du crâne que es cheveux se refusaient à couvrir, brillait comme del'iAoire. es sourcils, comme ses cheveux, jouaient la jeunesse par 1 régularité que leur imprimait le peigne. Sa peau, déjà si lanche, semblait encore extra-blanchie par quelque secret, ans porter d'odeurs, le chevalier exhalait comme un param de jeunesse qui rafraîchissait son aire*. Ses mains de entilhomme, soignées comme celles d'une petite-mai tresse, ttiraient le regard par leurs ongles roses et bien coupés. Inlin, sans son nez magistVal et superlatif, il eût été pouin'. 11 faut se résoudre à gâter ce portrait par l'aveu d'une etitesse. Le chevalier mettait du coton dans ses oreilles et

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