‹ Morceaux choisisChapitre 151 sur 226 · Ainsi Benassis (Le Médecin · texte numérisé non relu

Ainsi Benassis (Le Médecin

de Campagne) s'est converti ; ainsi se convertira, dans VEnvers de l'Histoire contemporaine, Godefroid (voir p. 412 sqq.).

4. On reconnaît le mauvais style mystique du Lys dans la Vallée, de Séraphita, etc.

5. En effet, si Félicité a manœuvvé pour incliner vers Calyste le cœur de Béatrix, celleci a mis, ou cru mettre tout son héroïsme « à comprimer ce capriccio », et cela suffit pour qu'elle pense égaler son amie.

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glisser dans la main de Béatrix. Camille, à qui le changement des manières de son amie n'avait pas échappé, parut ne pas l'examiner et l'examina dans une glace au moment où Calyste allait faire son entrée. Là se trouve un écuei pour toutes les femmes. Les plus spirituelles comme le; plus sottes, les plus franches comme les plus astucieuses ne sont plus maîtresses de leur secret; en ce moment, i éclate aux yeux d'une autre femme. Trop de réserve ou troj d'abandon, un regard libre et lumineux, l'abaissemen in5'stérieux des paupières, tout trahit alors le sentiment h plus difficile à cacher, car l'indifTérence a quelque chose d( si complètement froid, qu'elle ne peut jamais être simvilée Les femmes ont le génie des nuances, elles en usent tro{ pour ne pas les connaître toutes; et dans ces occasion; leurs yeux embrassent une rivale des pieds à la tète; elle: devinent le plus léger mouvement d'un pied sous la robe la plus imperceptible convulsion dans la taille, et saven la signification de ce qui pour un homme paraît insignifiant Deux femmes en observation jouent une des plus admi râbles scènes de comédie qui se puissent voir.

[Béatrix comprend enfin le sacrifice de Félicite; « au lieu de lui êtr égale » elle se voit écrasée par elle ; elle se trouve « singulièremen ravalée ». Plutôt que d'être le don ofi^ert par Félicité à Calyste, elle jou la comédie du séraphisme ; ses manèges de coquetterie traînent d'espé rances en déceptions Calyste dépérissant d'amour ; après des épisode dramatiques, et au-delà de complications nouvelles où nous n'entreron pas, il aborde enfin au port de salut, il tombe au piège du bonheu régulier, que lui tendent, non les mains trop peu déliées d'une mér et d'une vieille tante qui ne le comprennent plus, mais celles de la dé vouée, de la sublime Félicité. Avant de se retirer dans un couvent i, ell assure le mariage de Calyste avec M"^ Sabine de Grandlieu, noble fill et très beau parti.

Mais à Paris, Cah'Ste retrouve Béatrix, qui cette fois, ne lui résist plus. Elle se venge, sur le bonheur de la jeune Madame du Guénic, d la proscription où la tient le monde qu'elle a défié.

Nous concluons sur cette page, qui donne idée du moraliste qu'étai Balzac. Il se pose cette question : comment un être, aussi foncière ment noble que l'est Calyste, peut-il en venir à préférer, à une femni

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