Félicité des Touches en- guillons de personnalité qu
trant en religion fait encore sont si âpres dans la jeunesse,
penser à George Sand, qui su- Et encore : « La pitié vien
bissait entre 1839 et 184J la crise quand l'orgueil s'en va. » Saint
d'où elle sortira vieillie et paci- Camille Maupin, c'est saint
liée : « Je trouve, dira-t-elle le George Sand guérie de la vit
26 mai 1842, que Dieu est si « sa vie, qui fut un long ac
bon de nous vieillir, de nous ces d'égoïsme », (comme le di calmer et de nous ôter les ai- 1 Balzac dans Béatrix).
e de tous les charmes du visage et du cœur, une coquette sur tour.l
« Que le cœur de l'homme est creux et plein d'ordure ! » (Pascal.)
Il vient à la surface des cœurs les plus nobles et les plus Durs des boues soulevées par les ouragans. Ainsi le lendenain matin, Galysle, qui certes aimait son enfant, tressailit de joie en apprenant que Sabine guettait la cause de |uelques convulsions en craignant le croup ' et qu'elle ne lOulait pas quitter le petit Galyste. Le baron prétexta une iffaire et sortit en évitant de déjeuner à la maison. 11 i'échappa comme s'échappent les prisonniers, heureux l'aller à pied, de marcher par le pont Louis XVI- et les ]lhamps-Elysécs, vers un café du boulevard, où il se plut à léjeuner en garçon. Qu'y a-t-il donc dans l'amour ? La na- ,ure regimbe-t-elle sous le joug social! la nature veut-elle jue l'élan de la vie donnée soit spontané, libre, que ce soit e cours d'un torrent fougueux, brisé par les rochers de la îontradiction, de la coquetterie, au lieu d'être une eau couant tranquillement entre les deux rives de la mairie, de 'église? A-t-elle ses desseins quand elle couve ses éruptions 'olcaniques auxquelles sont dus les grands hommes peut- ■tre? 11 eut été difficile de trouver un jeune homme élevé )lus saintement que Galyste, de mœirt's plus pures, moins iouillé d'irréligion; et il bondissait vers une femme indigne de lui, quand un clément, un radieux hasard lui avait présenté dans la baronne du Guénic une jeune lille d'une beauté vraiment aristocratique, d'un esprit lin et délicat, pieuse, limante et attachée uniquement à lui, d'une douceur angéàque encore attendrie par l'amour, par un amour passionné malgré le mariage, comme l'était le sien pour Béalrix. Peut- ?lre les hommes les plus grands ont-ils gardé dans leur îonstitution un peu d'argile, la fange leur plait encore. L'être le moins imparfait serait donc alors la femme, malgré ses fautes et ses déraisons. Néanmoins Madame de Rochelide, au milieu du cortège de prétentions poétiques' qui l'entou-