Aujourd'hui pont de la
3. A propos d'elle encore, comme de M°"deMaufrig'neuse(dans La Vieille fille) et de ^1""= de
rait, et malgré sa chute, appartenait à la plus haute noblesse; elle offrait une nature plus éthérée que fangeuse, et cachait la courtisane qu'elle se proposait d'être sous les dehors les plus aristocratiques. Ainsi, cette explication ne rendrait pas compte de l'étrange passion de Calyste. Peutêtre en trouverait-on la raison dans une Aanité si profondément enterrée, que les moralistes n'ont pas encore découvert ce côté du vice. Il est des liommes pleins de noblesse comme Calyste, beaux comme Calyste, riches et distingués, bien élevés, qui se fatiguent, à leur insu peut-être, dun mariage avec une nature seml>lable à la leur, des êtres dont la noblesse ne s'étonne pas de la noblesse, que la grandeur et la délicatesse toujours consonnant à la leur laissent dans le calme, et qui vont chercher auprès des natures inférieures ou tombées la sanction de leur supériorité, si toutefois ils ne vont pas leur mendier des éloges. Le contraste de la décadence morale et du sublime divertit leurs regards. Le pur brille tant dans le voisinage de l'impur! Cette contradiction amuse. Calyste navait rien à protéger dans Sabine, elle était irréprochable, les forces perdues de son cœur allaient toutes vibrer chez Béatrix. Si des grands hommes ont joué sous nos yeux ce rôle de Jésus relevant la femme adultère, pourquoi les gens ordinaires seraient-ils plus sages • ?
[Heureusement des amcs pieusement ingénieuses veillent, et ramènent Calyste à sa femme. Il sera désormais, après cette chute qui est comme la tardive liquidation d'une jeunesse toute en désirs, le plus sage des époux.]
Bargeton i Illusions perdues, ici j bleraent allusion, c'est Vicier p. 275). Balzac a fait le procès [ Hugo, c'est Vigny, et combien du pseudo-séraphisine roman- d'autres! Mais les attachements tique. illégitimes de ces deux poètes 1. Le rapprochement est abso- avaient fait beaucoup parler: et lument inexact : le goût n'est lui-même, Balzac, qualifie sèvepas la qualité dominante chez ' rement Terreur de Hugo, dans Balzac, et le désir d'être neuf et ses lettres à M"' Hanska. — On profond le conduit parfois à des ; pourrait commenter cette page paradoxes pesants. Les grands : avec certaines lettres de Vigny hommes auxquels il fait proba- i à M'°' Dorval.