‹ Morceaux choisisChapitre 164 sur 226 · L.'oeiivi»e expliffiiée · texte numérisé non relu

L.'oeiivi»e expliffiiée

[Depuis longtemps, Balzac pensait à écrire le roman d'une succession : «Plus tard, écrit-il en octobre 1835, je montrerai l'Inventaire après décès, où l'horrible se mêle si souvent au comique! Les conimissaires-priseurs doivent en savoir long sur les turpitudes humaines; je les ferai* causer. . . » Le sujet fut ajourné comme tant d'autres, et Balzac ne le traita jamais pour lui-même, ni dans Ursule Mironël, où il lui fera cependant une si large place, ni dans Li Rabouilleuse, où le sujet de l'héritage s'annexe d'autres sujets d'abord considérés comme secondaires, puis admis sur le même plan, et finalement n'est plus que le point d'attache où viennent se réunir d'autres études, destinées d'abord à être isolément traitées.

Dès le 27 mars 1856 {à M^e Hanska, I, 316), à propos d'un exemple d'égarement moral, où il voyait la manifestation d'une énergie excessive, vouée au mal faute d'une besogne à sa taille, Balzac rappelait le personnage de Conachar, risqué par W. Scott-' dans La jolie fille de Perth; et il ajoutait : « Je vais îller plus loin dans Les héritiers Boirouge^. . . J'y introduirai un 3ersonnage de ce genre [ce sera Philippe Bridau], mais à mon sens plus grandiose. J'ai su intéressera Vautrin; je saurai relever es gens déchus et leur donner une auréole, en introduisant les imes vulgaires dans ces âmes dont la faiblesse est un abus de a force, qui tombent parce qu'elles vont au delà. » La phrase

1. i?aboH)7/er, c'est, dans le Ber- { 3. Originairement, il n'est pas

y, battre les ruisseaux où peu- ■ent se trouver des écrevisses.

•■lore Brazier, la servanle-maîresse de J.-J. Rouget, qui dépendra la femme de Ph. Bridau, L fait ce métier dans son enfan-

douteux (voir Histoire des Œai'res , par M. de Lovenjoul, 2' édition, page 417) que ce ne fût le titre d'un roman où paraissait Ursule Mirouët. Mais le texte que je cite permet de

;e. D'où le titre définitif La j penser que, lors des remanie-

laboui lieuse, donné à ce roman ments de ses premiers plans,

>a.Ta d'abord comme Un Ménage \ Balzac lit passer dans La Ra-

îe garçon en pro^'inee. \ bouilleuse une partie de la subs-

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