Sur ces personnages, cf. p
376 sq.
2. La servante-maîtresse de Rouget (voir L^ Œuvre expliquée).
'.). L'un des noms populaires de l'Empereur.
i. Voir p. 376, n. ^.
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Quand le dessert fut servi, Philippe dit :
— Remplissez vos verres, mes amis. Je réclame la permission de porter la première santé.
— Il a dit mes amis, ne remplis pas ton verre, dit Renard à l'oreille de Max.
Max se versa du vin.
— A la grande armée! s'écria Philippe avec un enthousiasme véritable.
— A la grande armée ! fut répété comme une seule acclamation par toutes les voix.
En ce moment, on vit apparaître sur le seuil de la salle onze simples soldats, parmi lesquels se trouvaient Benjamin et Kouski ', qui répétèrent : « A la grande armée ! »
— Entrez, mes enfants ! on va boire à sa santé, dit le commandant Potel.
Les vieux soldats entrèrent et se placèrent tous debout derrière les otBciers.
— Tu vois bien qii il n'est pas mort! dit Kouski à un ancien sergent qui sans doute avait déploré l'agonie de l'empereur, enfin terminée'-.
— Je réclame le second toast, lit le commandant Mignonnet.
On fourragea quelques plats de dessert par contenance. Mignonnet se leva.
— A ceux qui ont tenté de rétablir son fils! dit-il. Tous, moins Maxence Gilet, saluèrent Philippe Bridau
en lui tendant leurs verres.
— A moi ! dit Max qui se leva.
— C'est Max ! c'est Max ! disait-on au dehors.
Un profond silence régna dans la salle et sur la place, car le caractère de Gilet lit croire à une provocation.
— Puissions-nous tous nous retrouA'er à pareil jour, l'an prochain !
Et il salua Philippe avec ironie.
— Ça se masse ^, dit Kouski à son voisin.
— La police, à Paris, ne vous laissait pas faire des banquets comme celui-ci, dit le commandant Potel à Philippe.
— Pourquoi diable vas-tu parler de police au colonel Bridau ? dit insolemment Maxence Gilet.
■1. Deux vieux soldats. Kouski, lancier polonais, domestique de Max, qui est son idole. Benjamin a pour idole son maître, Bridau.