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[Il y a trois romans en cette œuvre, parue par fragments, de cptembre 1842 à septembre 1848; et à vrai dire Balzac n'eut janais le temps de les fondre : les points de suture y sont très sen». ibles. C'est une histoire de chouannerie', avec escarmouches, isites domiciliaires, roman judiciaire, etc. ; c'est la peinture d'une orte de Port-Royal au petit-pied, adapté, au cœur du Paris conemporain, aux conditions modernes de la bienfaisance, — et ;'est un tableau, avec intrigue mélodramatique, de l'atroce micre parisienne.
L"idée première, c'est le roman de l'aumône, de l'évangélisme iratique, la reprise à la fois du Médecin de Campagne et de l'/werdiclion, en tant qu'elle décrivait l'apostolat charitable du juge 'opinot. Très beau sujet, dont Balzac sentait vivement la diffi- :ulté. Et ceci n'est pas négligeable, qu'il ait compté sur cette Luvre « si pure, si évangclique » (i^ janvier 1844) pour enlever c prix Montyon-. Il lui aurait fallu la paix, l'isolement bien loin le « cet éclat et de cette publicité qui lui font un mal inouï » 12 décembre 1842) pour achever en trois ou quatre mois, en Allemagne par exemple, ses Frères de la Consolalion. A la vérité, a première partie (1842-1845) ne traite que la moitié à peine Je ce sujet; elle nous initie au milieu d'où rayonne sur Paris une charité dont personne ne sait la source. Balzac n'a rien écrit Je plus heureux, de plus pénétrant, de plus intérieur; il y a prouvé un sens de la~ mysticité chrétienne, non immobilisée dans la contemplation, mais féconde en actes, autrement prolond que dans Séraphita assurément, mais aussi que dans Le Médecin, où les théories sociales foisonnaient. — Nous apprenons aussi l'histoire tragique de M^e de la Chanterie, l'organisatrice de l'œuvre, — et là se greffe le roman de chouannerie.