Balzac abuse de lacceut l'accent auvergnat
décent, poli, conA^enable par état, comme une statue représentant le génie de la mort. Cette déclaration causa un tremblement "nerveux à Scbmucke, comme s'il eût vu le bourreau.
— Monsieur est-il le lils, le frère, le père du défunt?... demanda l'homme otliciel.
— Clieii ziiis doiid cela, et plis. . . cheii ziiis son hdnii ! . . . dit Sclimucke à travers un torrent de larmes.
— Êtes-vous l'héritier?... demanda le maître des cérémonies.
— L'/iérirfJer ?... répéta Sclimucke. Doiid ni'esd écal au monte. ^
Et Schmucke reprit l'attitude que lui donnait sa douleur morne.
— Où sont les parents, les amis ? demanda le maîti'e des cérémonies.
— Les foilà dons ! s'écria Schmucke en montrant les tableaux et les curiosités. Ckaniais ceux-là n'ond vaid zuvvrir mon pon Bons!. . . Foilà doud ce qu'il aimaid afec moi !
— Il est fou, monsieur, dit la Sauvage au maître des cérémonies. Allez, c'est inutile de l'écouter.
Schmucke s'était assis et avait repris sa contenance d'idiot, en essuyant machinalement ses larmes. En ce moment, Villemot, le premier clerc de maître Tabareau', parut ; et le maître des cérémonies, reconnaissant celui qui était venu commander le convoi, lui dit :
— Eh bien, monsieur, il est temps de partir,... le char est arrivé; mais j'ai rarement vu de convoi pareil à celuilà. Où sont les parents, les amis ?. . .
— Nous n'avons pas eu beaucoup de temps, répondit jNI. Villemot ; monsieur est plongé dans une telle douleur, qu'il ne pensait à rien ; mais il n'y a qu'un parent. . .
Le maître des cérémonies regarda Schmucke d'un air de pitié, car cet expert en douleur distinguait bien le vrai du faux, et il vint près de Schmucke :
— Allons, mon cher monsieur, du courage !. . . Songez à honorer la mémoire de votre ami.
— Nous avons oublié d'envoyer des billets de faire part, mais j'ai eu le soin d'envoyer un exprès à M. le président de Marville, le seul parent de qui je vous parlais. . . Il n'y a pas d'amis. . . Je ne crois pas que les gens du théàti'c où