La jeunesse libérale applau
dissait sous la Restauration aux harangues de IJroussais, qui ne luénajreait pas les boutades à l'espèce de Sainte-Alliance conclue entre les médecins « bien pensants. »
phaël. Ma guérison Hotte entre un rosaire et un chapelet de sangsues, entre le bistouri de Dupuj'treni et la prière du prince de Hohenlohe^ ! Sur la ligne qui sépare le l'ait de la parole, la matière de l'esprit, Maugredie est là, doutant. Le oui et non humain me poursuit partout ! Toujours le Caryniarj', Carymara^ de Rabelais: je suis spirituellement malade, carymary ! ou matériellement malade, carymara ! Dois-je vivre? Ils l'ignorent. Au moins Planchette* était-il plus franc en me disant : « Je ne sais pas. »
[ Raphaël s'éteint, consumé par le désir, après quelques suprêmes aventures, où il éprouve la fatale puissance de son talisman. En vain s'est-il obstiné à ne rien vouloir, à ne rien souhaiter ; il a des boutades de volonté ; en un momerit, il consomme d'énormes quantités d'énergie vitale : un sursaut d'amour-propre suffit. Raphaël meurt dans un désespoir frénétique, les j^eux fixés sur la dernière cellule de la peau de ^ chaprin.]
1. Illustre chirurgien que Balzac a peint, notamment dans La Messe de V Athée, sous le nom de Desplein : célèbre par son audace opératoire et son àprelé au g:ain ^1777-1835).
2. Ordonné prêtre en 1815, il prétendait opérer des cures par ses prières. Balzac avait loi
en lui.
3. Allitération qui traduit la perpétuelle oscillation de la pensée humaine.
4. Professeur de mécanique (de l'invention de Balzac), consulté par Raphaël au sujet de la fameuse peau de chagrin.