Le 10 mai 183i, il assure à
èrement cambré, mais plein de proéminences toutes plus Il moins signilic^lives ; même nez retroussé, spirituellelent fendu dans le bout ; mêmes pommettes saillantes, a bouche était sinueuse, les lèvres étaient épaisses et juges. Le menton se relevait brusquement. Les yeux, runs et animés par un regard vif auquel la couleur nacrée u blanc de l'œil donnait un grand éclat, exprimaient des assions amorties ^ Les cheveux jadis noirs et maintenant ris, les rides profondes de son visage et ses gros sourcils éjà blanchis, son nez dcA'enu bulbeux et Aciné, son teint Lune et mai'bré par des taches rouges, tout annonçait en li l'âge de cinquante ans et les rudes travaux de sa proîssion. L'ofïicier ne put que présumer la capacité de la îte, alors couverte d'une casquette ; mais, quoique cachée ar cette coill'ure, elle lui parut être une de ces tètes proerbialement nommées tètes carrées. Habitué, par les Lipports qu'il avait eus avec les hoi^mes d'énergie que "chercha Napoléon, à distinguer les traits des personnes estinées aux grandes choses, Genestas devina quelque lystère dans cette vie obscure, et se dit en voyant ce isage extraordinaire :
— Par quel hasard est-il resté médecin de campagne ?
[L:i réponse à cette question ne sera donnée que vers la fin du livre. - La conversation s'engage sur les progrès accomplis dans la vallée u Dauphiné où se passe la scène. Le docteur emmène le commandant liez lui, et en attendant le dîner, il fait l'histoire de son œuvre d'apos- )lat économique.
« Comment avez-vous fait, demande le commandant, pour tripler en ix ans la population de cette vallée où vous aviez trouve sept cents mes, et qui, dites-vous, en compte aujourd'hui plus de deux mille? »]
Une œuvre d'apostolat économique et social.
— Comment cela s'est fait, mon cher monsieur? reprit-il, nais naturellement et en vertu d'une loi sociale d'attracion entre les nécessités que nous nous créons et les
1. On reconnaît ici des traits \ ferai faire un croquis du méde-
le la physionomie de Balzac ; :f. A. Savarus, d'Arthez, etc. — Jalzac érivait d'ailleurs à M°"= Janska (13 février 1833) : « Je
ciu de campagne, et vous saurez que ce sera le trait, peutêtre un peu chargé, de l'auteur. »
moyens de les satisfaire. Tout est là. Les peuples sans besoins sont pauvres'. Quand je Ains m'établir dans ce boui'g, on y comptait cent trente familles de jiaysans, et, dans la vallée, deux cents feux- environ. Les autorités du jiays, en harmonie avec la misère publique, se composaient d'un maire qui ne savait pas écrire, et d'un adjoint, métayer domicilié loin de la commune; d'un juge de paix, pauvre diable vivant de ses appointements, et laissant tenir par force les actes de l'état civil à son greflier, autre malheureux à peine en état de comprendre son métier. L'ancien curé mort à l'âge de soixante et dix ans, son vicaire, homme sans instruction, venait de lui succéder. Ces gens résumaient l'intelligence du pays et le régissaient. Au milieu de celte belle nature, les habitants croupissaient dans la fange et vivaient de pommes de terre et de laitage ; les fromages que la plupart d'entre eux portaient sur de petits paniers à Grenoble ou aux environs, constituaient les seuls produits desquels ils tirassetit quelque argent. Les plus riches ou les moins i^ai-esseux semaient du sarrasin pour la consommation du bourg, c]uelquel"ois de l'orge ou de l'avoine, mais point de blé. Le seul industriel du pays était le maire, qui possédait une scierie et achetait à bas prix les coupes de bois pour les débiter. Faute de chemins, il transportait ses arbres un à un, dans la belle saison, en les traînant à grand'peine au moyen d'une chaîne attachée au licou de ses chevaux et terminée par un crampon de fer enfoncé dans le bois. Pour aller à Grenoble, soit à cheval, soit à pied, il fallait passer par un large sentier situé en haut de la montagne, la vallée était impraticable. Dici au premier village que vous avez AU en arrivant dans le canton, la jolie route, par laquelle Aous êtes sans doute Aenu, ne formait en tout temps qu'un bourbier. Aucun événement iiolitique, aucune réA'olution n'était arrÎAée dans ce pays inaccessible et complètement
t. C'est l'un des principes fondamentaux de toute économie politique. Qu'on se réjouisse comme Rousseau, de la pauvreté de certains pays, ou qu'on la déplore comme Vpllaire, on constate toujours une relatiou entre la multiplicité et le raflinement des besoins et la richesse. Sous la Restauration, une des idées les plus chères au parti libéral, c'est que la propriété moralise. Paul-Louis Courier rappelait assez plaisamment, en
le détournant de son sens, le mot de Côme de Médicis : « Avec trois aunes de drap fin, je fais un homme de bien. » (Voir Lettre Y. au Rédacteur du Censeur.) 2. Pendant longtemps le recensement des populations s'opérait par feux, ^ar foyers ; on considérait comme une impiété de compter des âmes. — C'est resté un moyen approximatif de dénombrement ; on évalue par là à peu près les ressources d'une région.
LE MEDECIN DE CAMPACxNE
ti dehors du mouvement social'. Napoléon seul y avait lé son nom- ; il y est une religion, grâce à deux ou trois ieux soldats du pays revenus dans leurs foyers, et qui, endant les veillées, racontent fabuleusement à ces gens mples les aventures de cet homme et de ses armées. Ce îtour est d'ailleurs un phénomène inexplical)le. Avant mon rrivée, les jeunes gens partis à l'armée y restaient tous, e fait accuse assez la misère du pays pour me dispenser e vous la peindre. Voilà, monsieur, dans quel état j'ai ris ce canton, duquel dépendent, au delà des montagnes, lusieurs communes bien cultivées, assez heureuses et resques riches
Oli ! je ne me suis abandonné à aucune illusion, ni sur le iractère des gens de la campagne, ni sur les obstacles ue l'on rencontre en essayant d'améliorer les hommes u les choses. Je n'ai point fait des idylles sur mes gens^, ! les ai acceptés pour ce qu'ils sont, de pauvres paysans, i entièrement bons, ni entièrement méchants, auxquels n travail constant ne permet point de se livrer aux senments, mais qui parfois peuvent sentir vivement. Enfin, ai surtout compris que je n'agirais sur eux que par des aïeuls d'intérêt et de bien-être immédiats^. Tous les payons sont fils de saint Thomas, l'apôtre incrédule, ils veu- !nt toujours des faits à l'appui des paroles.
« Vous allez peut-être rire de mon début, monsieur, sprit le médecin après une pause. J'ai commencé cette !uvre diflicile par une fabrique de paniers. Ces pauvres ens achetaient à Grenoble leurs clayons' à fromages et ;s vanneries indispensables à leur misérable commerce. B donnai l'idée à un jeune homme intelligent^ de prendre
ferme, le long du torrent, une grande portion de terrain
1. Balzac sedonnelcsèléments u problème. Il admet par hypolièse un pays à l'abri de toute utre influence que celle du léislateur qui s'est donné pour àche de l'instruire.
'2. On sait avec quel enthouiasme Napoléon tut accueilli ans le Dauphiné à son retour e l'île d'Elbe en 1815. Voir p. 139.
3. C'est vrai, mais Balzac est lien loin ici du pessimisme où 1 aboutira après plus de dix ans, lans Les Paysans. Au moins les ampagnard's du docteur Benasis ne sont pas pervertis ; ils l'ont pas la mémoire d'un long'
passé qui les rendrait méfiants et difficiles à réformer.
i. C'est sur le mot immédiats qu'insiste Benassis. Plus tard la conscience populaire s'élargira, deviendra plus sensible. Cf.
."). Mot propre pour désigner la petite claie, le treillis d'osier où l'on t'ait égoutter des fromages.
6. Benassis a la chance de rencontrer toujours des collaborateurs à poiiit nommé ; l'homme delà circonstance ne fait jamais défaut.
Vi'l IIONORK DE BALZAC
que les alluvions enrichissent annuellement, et où Fosier devait très bien venir. Après avoir supputé la quantité de vanneries consommées par le canton, j'allai dénicher à Grenoble quelque jeune ouvrier sans ressource pécuniaire, habile travailleur. Quand je l'eus trouvé, je le décidai facilement à s'établir ici en lui promettant de lui avancer le prix de l'osier nécessaire à ses fabrications jusqu'à ce que mon planteur d'oseraies pût lui en fournir. Je lui persuadai de vendre ses paniers au-dessous des prix de Grenoble, tout en les fabriquant mieux. Il me comprit. L'oseraie et la vannerie constituaient une spéculation dont les résultats ne seraient appréciés qu'après quatre années. Vous le savez sans doute, l'osier n'est bon à couper qu'à trois ans. Pendant sa première campagne, mon vannier vécut et trouva ses provisions en bénéfice. Il épousa bientôt une femme de Saint-Laurenl-du-Pont ', qui avait quelque argent. Il se iit alors bâtir une m.iison saine, bien aérée, dont l'emplacement fut choisi, dont les distributions se iircnt d'après mes conseils. Quel triomphe, monsieur! J'avais créé dans ce bourg une industrie-, j'y avais amené un producteur et quelques travailleurs. Vous traiterez ma joie d'enfantillage?... Pendant les premiers jours de l'établissement de mon vannier, je ne passais point devant sa boutique sans que les battements de mon cœur ne s'accélérassent. Lorsque, dans cette maison neuve, à volets peints en vert, et à la porte de laciuelle étaient un banc, une vigne et des bottes d'osier, je vis une femme propre, bien vêtue, allaitant un gros enfant rose et blanc au milieu d'ouvriers tous gais, chantant, façonnant aA'ec activité leurs vanneries, et commandés par un homme qui, naguère pauvre et hâve, respirait alors le bonheur,
1. Chef-lieu de canton de l'ar- 1 montafcnes . Balzac s'est aussi
rondissement de Grenoble, voi- | certainement souvenu du fa-
sin de la Grande-Chartreuse, > raeux docteur Franck, qu'ilavait
que Balzac avait visitée. (Lettre ! connu. etqui avait coniblé l'Isle-
a M"' Carraud du 23 septembre Adam de se? bienfaits. Il y a
1832, et a M"' Hanska, fin mars aussi à l'orig-ine de son dessein
1833). Il se peut qu'il ait entendu des réminiscences de Mirabeau,
parler alors de ce M. Jullien l'ami des hommes, de l'œuvre
" personnage à la W. .Scott» qui. accomplie ;i Ferney par Vol-
au dire de J.-J. Ampère (dorres- taire, etc.
pondance et Soiwenirs. à l'année 2. Balzac se soucie de l'indus- 18-26), était adoré dans la com- trie autant que de l'agriculture, mune de Villard, non loin de la — comme \ oitaire, et comme Grande-Gharteuserilen était «le ' Rousseau, qui ont eu l'unet l'aupére et le souverain absolu», et tre sur les industries rurales des on le connaissait à six lieues .à l vues reprises par tous les parla ronde sous le nom du roi des 1 tis sous la Restauration.
je VOUS l'avoue, monsieur, je ne pouvais résister au iplaisir de me faire v^innier pendant un moment en entrant dans la boutique pour m'informer de leurs affaires, et je m'y laissais aller à un contentement que je ne saurais peindre.
J'étais joyeux de la joie de ces gens et de la mienne. La maison de cet homme, le premier qui crut fermement en moi, devenait toute mon espérance. N'était-ce pas l'avenir de ce pauvre pays, monsieur, que déjà je portais en mon cœur, comme la femme du A'annier portait dans le sein son premier nourrisson?. .. J'avais amener bien des choses de front, je heurtais bien des idées. Je rencontrai une violente opposion fomentée par le maire ignorant, à qui j'avais pris sa place, dont l'induence s'évanouissait devant la mienne ; je voulus en faire mon adjoint et le complice de ma bienfaisance. Oui, monsieur, ce fut dans cette tête, la plus dure de toutes, que je tentai de répandre les premières lumières. Je pris mon homme et par l'amourpropre et par son intérêt. Pendant six mois, nous dînâmes ensemble, et je le mis de moitié dans mes plans d'amélioration. Beaucoup de gens verraient dans cette amitié nécessaire les plus cruels ennuis de ma tâche ; mais cet homme n'était-il pas un instrument, et le plus précieux de tous? Malheur à qui méprise sa cognée ou la jette même avec insouciance'! N'aurais-je pas été d'ailleurs fort inconséquent si, voulant améliorer le pays, j'eusse reculé devant l'idée d'améliorer un homme? Le plus urgent moyen de fortune était une route. Si nous obtenions du conseil municipal l'autorisation de construire un bon chemin d'ici à la route de Grenoble, mon adjoint était le premier à en profiter; car, au lieu de traîner coùteuseraent ses arbres à travers de mauvais sentiers, il pourrait, au moyen d'une bonne route cantonale, les transporter facilement, entreprendre un gros commerce de bois de toute, nature, et gagner, non plus six cents malheureux francs" par an, mais de belles sommes qui lui donneraient un jour une certaine fortune.
Enfin convaincu, cet homme devint mon prosélyte. Pendant tout un hiver, mon ancien maire alla trinquer au cabaret avec ses amis, et sut démontrer à nos administrés qu'un bon chemin de voiture serait une source de fortune pour le pays en permettant à chacun de commercer avec Grenoble. Lorsque le conseil municipal eut A'oté le chemin.
1. Des raol.s comme ceux-ci ne ' d"nn esprit positif; ils sont imsonl pas seulement les sig-nes i prég-nés d'esprit chrétien.
j'obtins du préfet quelque argent sur les fonds de charité du département, afin de payer les transports que la commune était hors d'état d'entreprendre, faute de charrettes. Enfin, pour terminer plus promptement ce grand ouvrage et en faire apprécier immédiatement les résultats aux ignorants, qui murmuraient contre moi en disant que je voulais rétablir les corvées, j'ai, pendant tous les dimanches de la première année de mon administration, constamment entraîné, de gré ou de force, la population du bourg, les femmes, les enfants et même les vieillards, en haut de la montagne où j'avais tracé moi-même sur un excellent fonds le grand chemin qui mène de noire village à la route de Grenoble. Des matériaux abondants bordaient fort heureusement l'emplacement du chemin. Cette longue entreprise me demanda beaucoup de patience. Tantôt les uns, ignorant les lois, se refusaient à la prestation en nature ; tantôt les autres, qui manquaient de pain, ne pouvaient réellement pas perdre une journée ; il fallait donc distribuer du blé à ceux-ci, puis aller calmer ceux-là par des paroles amicales.
Néanmoins, quand nous eûmes achevé les deux tiers de ce chemin, qui a deux lieues de pays environ, les habitants en avaient si bien reconnu les avantages, que le dernier tiers s'acheva avec une ardeur qui me surprit. J'enrichis l'avenir de la commune en plantant une double rangée de peupliers le long de chaque fossé latéral. Aujourd'hui, ces arbres sont déjà presque une fortune et donnent l'aspect d'une route royale à notre chemin, toujours sec par la nature de sa situation, et si bien confectionné d'ailleurs, qu'il coûte à peine deux cents francs d'entretien par an ; je vous le montrerai, car vous n'avez pu le voir : pour venir, vous avez sans doute pris le joli chemin du bas, une autre route que les habitants ont voulu faire eux-mêmes, il y a trois ans, afin d'ouvrir des communications aux établissements qui se formaient alors dans la vallée. Ainsi, monsieur, il y a trois ans, le bon sens public de ce bourg, naguère sans intelligence, avait acquis les idées que, cinq ans auparavant, vm voyageur aurait peut-être désespéré de pouvoir lui inculquer 1. Poursuivons. L'établissement de mon vannier était un exemple donné fructueusement à cette pauvre po-
1. Il se peut qu'il y ait ici un souvenir du principe de Vévidence progressive, cher aux pliysiocrates, notamment à Mercier de la Rivière. En persuadant des hommes arriérés d'affir selon
certaines maximes dont ils ne peu vent encore percevoir la porlée, on prépare Télargissement de leur esprit, et on les dresse à comprendre des intérêts de plus en plus élevés.
pulation. Si le chemin devait être la cause la plus directe de la prospérité future du bourgs, il fallait exciter toutes les industries premières afin de féconder ces deux germes de bien-être. Tout en aidant le planteur d'oseraies et le faiseur de paniers, tout en construisant nui route, je continuais insensiblement mon œuvre. J'eus deux chevaux; le marchand de bois, mon adjoint, en avait trois, il ne pouvait les faire ferrer qu'à Grenoble quand il y allait; j'engageai donc un maréchal ferrant, qui connaissait un peu l'art vétérinaire, à venir ici, en lui promettant beaucoup d'ouvrage. Je rencontrai le même jour un vieux soldat assez embarrassé de son sort, qui possédait pour tout bien cent francs de retraite, qui savait lire et écrire ; je lui donnai la place de secrétaire de la mairie ; par un heureux hasard •, je lui trouvai une femme, et ses rêves de bonheur furent accomplis. Monsieur, il fallut des nuiisons à ces deux nouveaux ménages, à celui de mon vannier et aux vingt-deux familles qui abandonnèrent le village des crétins-. Douze autres ménages, dont les chefs étaient travailleurs, producteurs et consommateurs, vinrent donc s'établir ici : maçons, charpentiers, couvreurs, menuisiers, serruriers, vitriers, qui eurent de la besogne pour longtemps ; ne devaient-ils pas se construire leurs maisons après avoir bâti celles des autres? N'amenaient-ils pas des ouvriers avec eux ?
Pendant la seconde année démon administration, soixante et dix maisons s'élevèrent dans la commune. Une production en exigeait une autre. En peuplant le bourg, j'y créais des nécessités nouvelles, inconnues jusqu'alors à ces pauvres gens. Le besoin engendrait l'industrie, l'industrie le commerce, le commerce un gain, le gain un bien-être, et le bien-être des idées utiles. Ces diftërents ouvriers voulurent du pain tout cuit, nous eûmes un boulanger. Mais le sarrasin ne pouvait plus êlre la nourriture de cette population tirée de sa dégradante inertie et devenue essentiellement active ; je l'avais trouvée mangeant du blé noir, je désirais la faire passer d'abord au régime du seigle ou du méteiP, IHiis voir un jour aux plus pauvres gens un morceau de
1 . Permis encore de remar- d'action, quer que la chance est toujours complice de Benassis. Mais ces éléments romanesques ne font
Sas que ces pages ne soient une escription très étudiée et très rigoureusement déduite de ce que pourrait être la transformation d'un paj's par un homme
2. Allusion à un village dont les habitants, sous l'influence de l'insalubrité et de la misère, étaient dégénérés jusqu'au crétinisme.