Noter comment les habitudes de l'ancien rég-ime (dont M
Inoble a une mission, le riche un ' de Berny était contemporaine) devoir de tutelle, qui seul peut ] s'accordent ici avec un sens très justifier son prîVilege. j moderne du devoir social.
grande compagnie vous sont aussi nécessaires que peuvent l'être les connaissances étendues et variées que vous possédez ; elles les ont souvent suppléées : certains ignorants en fait, mais doués d'un esprit naturel, habitués à mettre de la suite dans leurs idées, sont arrivés à une grandeur qui fuyait de plus dignes qu'eux. Je vous ai bien étudié, Félix, afin de savoir si votre éducation, prise en commun dans les collèges •, n'avait rien gâté chez vous. Avec quelle joie ai-je reconnu que vous pouviez acquérir le peu qui a ous manque, Dieu seul le sait ! Chez beaucoup de personnes élevées dans ces traditions, les manières sont purement extérieures-; car la politesse exquise, les belles façons viennent du cœur et d'un grand sentiment de dignité personnelle, voilà pourquoi, malgré leur éducation, quelques nobles ont mauvais ton, tandis que certaines personnes d'extraction bourgeoise ont naturellement bon goût, et n'ont plus qu'à prendre quelques leçons pour se donner, sans imitation gauche, d'excellentes manières. Croyez-en une pauvre femme qui ne sortira jamais de sa vallée, ce ton noble, cette simplicité gracieuse empreinte dans la parole, dans le geste, dans la tenue et jusque dans la maison constitue comme une poésie physique dont le charme est irrésistible; jugez de sa puissance quand elle prend sa source dans le cœur ! La politesse, cher enfant, consiste à paraître s'oublier pour les autres ; chez beaucovip de gens, elle est une grimace sociale qui se dément aussitôt que l'intérêt trop froissé montre le bout de l'oreille, un grand devient alors ignoble 3.
« Mais, et je veux que vous soyez ainsi, Félix, la vraie politesse implique une pensée chrétienne <; elle est comme la fleur de la charité, et consiste à s'oublier réellement. En