‹ Morceaux choisis;Chapitre 201 sur 312 · Sur le sien = sur son esprit · texte numérisé non relu

Sur le sien = sur son esprit

REÉGLE: Tandis qu'aujourd'hui quand un nom est indéterminé, aucun pronom ne peut S'y Tapporter (parce qu’un nom indéterminé, c’est-à-dire sans article ou avec un article indéfini, est, dit Vaugelas, comme une chose vague et en j'air, où rien ne se PR attacher) — dans l’ancienne

angue (où en général l’article était moins obligatoire) un pronom pouvait se rapporter à un nom indéterminé. Voulez-vous

avoir grâce ? Failes-la. (MaL- HERBE.)

2. Julie d'Etange n’a pas meilleure opinion d’'une«manière de petit-maître », qui s'était, présenté pour l’épouser (Nouvelle Héloise, II, 18).

3. Vosagréables — vos agréables amis. « Depuis quelque temps, on appelle l’agréable d’une femme son complaisant, un diminutif du Sigisbée des dames genoises » (Dict. de Féraud, 1985).

4. « Rebours = revéêche, peu traitable» (Dict. de Féraud.) Le Dict. dé l’Académie de 17962 indique que le mot est du style familier,

mes, mais à l'intervalle qui les sépare. Le voyage même est ‘un plaisir pour nous. Nous ne le faisons point tristement: assis et comme emprisonnés dans une petite cage bien fer- ‘mée. Nous ne voyageons point dans la mollesse et dans le “repos des femmes. Nous ne nous Ôtons ni le grand air, ni la vue des objets qui nous environnent, ni la commodité de les “contempler à notre gré quand il nous plait. Emile n’entra jamais dans une chaise de poste, et ne court guère en poste “s’il n’est pressé. Mais de quoi jamais Emile peut-il être pressé! ? D’une seule chose, de jouir de la vie. Ajouterai-je, “et de faire du bien quand il le peut ? Non, car cela même est jouir de la vie.

… Je ne conçois qu'une manière de voyager plus agréable que d'aller à cheval, c’est d’aller à pied. On part à son mo- -ment, on s'arrête à sa volonté, on fait tant? et si peu d’exer- “cice qu'on veut. On observe tout le pays; on se détourne à droite, à gauche ; on examine tout ce qui nous flatte, on “s'arrête à tous les points de vue. Aperçois-je une rivière, je - la côtoie; un bois touffu, je vais sous son ombre; une “srotte, je la visite; une carrière, j’'examine les minéraux, … Partout où je me plais, j'y reste. A l'instant que je m’en- -nuie, je m'en vais. Je ne dépends ni des chevaux ni du - postillon. Je n’ai pas besoin de choisir des chemins tout - faits, des routes commodes ; je passe partout où un homme … peut passer ; je vois tout ce qu’un homme peut voir; et, ne: - dépendant que de moi-même, je jouis de toute la liberté dont - un homme peut jouir. Si le mauvais temps m’arrête et que l'ennui me gagné, alors je prends des chevaux. Si je suis las... Mais Emile ne se lasse guère ; il est robuste; et pour-, quoi se lasserait-il ? il n’est point pressé. S'il s'arrête, com- - ment peut-il s’'ennuyer ? il porte partout de quoi s'amuser. . Ilentre chez un maïtreÿ, il travaille : il exerce ses bras . pour reposer Ses pieds.

…. Voyager à pied, c’est voyager comme Thalès, Platon et » Pythagore. J'ai peine à comprendre comment un philoso- …phe peut se résoudre à voyager autrement et s’arracher à

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