Philoctètes’étaitblessé avec
1. Nymphe du cortège de Calypso qui s’éprend de Télémaque et essaye de le retenir dans l’ile.
2, Sophie a lu le livre et elle est devenue justement amoureuse, nous dit Rousseau, de Télémaque. Rousseau avait, comme tout son siècle, la plus
grande admiration pour le roman qu’il appelait «le diyin Télémaque ».
3. La scène aujourd’hui fait sourire. Il faut noter que les démonstrations extérieures de sympathie étaient beaucoup plus vives au 17e et au 16° sie-
l’une des flèches d’Hercule trempées dans le sang de l’hydre de Lerne. L’infection de la plaie fut si grande que les Grecs, en route pour ‘Troie, l’abandonnèrent dans l'ile de Lemnos. L'histoire forme un des épisodes du Télémaque.
ses manières sont vives sans étourderie ; sa sensibilité rend son regard plus doux, sa physionomie plus touchante : la jeune personne le voyant pleurer est près de mêler ses larmes aux siennes. Dans un si beau prétextel, une honte secrète la retient: elle se reproche déjà les pleurs prêts à s'échapper de ses yeux, comme s’il était mal d’en verser
pour sa famille.
La mère, qui dès le commencement du sou per n’a cessé de veiller sur elle, voit sa contrainte, et l’en délivre en l’envoyant faire une commission. Une minute après, la jeune {fille rentre, mais si mal remise que son désordre est visible à tous les yeux. La mère lui dit avec douceur: «Sophie, remettez-vous ; ne cesserez-vous point de pleurer les malheurs de vos parents? Vous qui les en consolez, n’y soyez pas plus sensibles qu’eux-mêmes?.»
A ce nom de Sophie, vous eussiez vu tressaillir Emile. Frappé d’un nom si cher, il se réveille en sursaut et jette un regard avide sur celle qui l’ose porter. Sophie, à Sophie! est-ce vous que mon cœur cherche? est-ce vous que mon cœur aime ? Il l’observe, il la contemple avec une sorte de crainte et de défiance. Il ne voit point exactement la figure qu'il s'était peinte ; il ne sait si celle qu’il voit vaut mieux ou moins. Il étudie chaque trait, i} épie chaque mouvement, chaque geste ; il trouve à tout mille interprétations confuses ; il donnerait la moitié de sa vie pour qu'elle voulûüt dire un seul mot. Il me regarde, inquiet et troublé; ses yeux me font à la fois cent questions, cent reproches. Il semble me dire à chaque regard : « Guidez-moi tandis qu'il est temps; si mon cœur se livre et se trompe, je n’en revien-
drai de mes jours. »
Emile est l’homme du monde qui sait le moins se déguiser. Comment se déguiserait-il dans le plus grand trouble de sa vie, entre quatre spectateurs qui l’examinent, et dont le plus distrait en apparence est en effet{ le plus attentif ? Son désordre n'échappe point aux yeux pénétrants de Sophie ; les siens l’instruisent de reste qu’elle en est l’objet : elle voit que cette inquiétude n’est pas de l'amour encore ; mais qu'importe ? il s'occupe d'elle, et