‹ Morceaux choisis;Chapitre 285 sur 312 · RÈGLE · texte numérisé non relu

RÈGLE

Ce n’est pas le bonbeur après quoi

Voir p. 96, n. 3. [je soupire.

CORRESPONDANCE j 351

en allant au Sénat le jour qu’il y fut puni!. En un mot, en me rappelant le grain de sable cité par Pascal?, je suis, à quelques égards, de l’avis de votre bramine, et, de quelque manière qu’on. envisage les choses, si tous les événements n’ont pas des effets sensibles, il me paraît incontestable que tous en ont de réels, dont l’esprit humain perd aisément le fil, mais qui ne sont jamais confondus par la nature.

[Rousseau continue sa lettre, en réfutant un à un les arguments de Voltaire. Il s’efforce d’établir contre lui qu’une théorie scientifique toujours incertaine ne peut intervenir dans une discussion sur des principes métaphysiques ; que le mal particulier n’est pas niable, maïs qu’il faut seulement le croire nécessaire au bien général, afñirmé seul par l’optimisme ; qu'il ne faut pas faire appel à la Providence ou proclamer son injustice pour tant d'évèngments particuliers infimes dans l’ordre de l’univers ; que d'ailleurs l’optimisme est une conséquence nécessaire de la croyance à Dieu et à l’immortalité de l’âme: qu’il ne faut pas troubler les âmes par des affirmations toujours impossibles à prouver. La lettre se termine par une discussion sur la tolérance où Rousseau ébauche l’organisation religieuse proposée dans le Contrat Social, — Voltaire esquiva la discussion proposée par Rousseau en nelui répondant que par un court billet de politesse. ] À

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