Le bramine (prêtre indou)à ui Voltaire prête sa doctrine
’habitude est constante à cette
orientales (doctrines du brahmanisme, des Guëèbres, de Confucius) comme des modèles de sagesse. Voir Rousseau luimême. (Extrait sur la Tolérance, p. 269.)
4. Vers 1758 La lettre fut publiée sous ce titre dans le Mercure de France du 1‘"'janvier 1552. Le titre n’est pas de Rousseau. Rousseau devait, par la suite, recevoir bien des lettres où on lui demandait non seulement des entretiens, mais encore la faveur de s’établir auprès de lui. Il en reçut par exemple à Motiers-Travers (elles sont conservées à la Bibliothèque de Neuchâtel).
guère en état de vous répondre et qui le serait encore moins d'établir avec vous la société que vous lui proposez. Vous m'honorez en pensant que je pourrais vous être utile, et vous êtes louable du motif qui vous la fait désirer ; mais, . sur le motif même, je ne vois rien de moins nécessaire que de venir vous établir à Montmorency. Vous n'avez pas besoin d'aller chercher si loin les principes de la morale :rentrez dans votre cœur, et vous les y trouverez; et je ne pourrai vous rien dire à ce sujet que ne vous dise encore mieux votre conscience quand vous voudrez la consulter! La vertu, Monsieur, n’est pas une science qui s’apprenne avec tant d'appareil. Pour être vertueux, il suflit de vouloir l'être; et si vous avez bien cette volonté, tout est fait, votre bonheur est décidé. S'il m’appartenait, de vous donner des conseils, le premier que je voudrais vous donner serait de ne point vous livrer à ce goût que vous dites avoir pour la vie contemplative,et qui n’est qu’une paresse de l’âme condamnable à tout âge, et surtout au vôtre. L'homme n’est point fait pour méditer, mais pour agir : la vie laborieuse que Dieu nous impose n’a rien que de doux au cœur de l'homme de bien qui s’y livre en vue de remplir son devoir, et la vigueur de la jeunesse ne vous a pas été donnée pour la perdre à d’oisives contemplations?. Travaillez donc, Monsieur, dans l’état où vous ont placé vos parents et la Providence ; voilà le premier précepte de la vertu que vous voulez suivre ; et si le séjour de Paris, joint à l'emploi que vous remplissez, vous paraît d’un trop difficile alliage avec elle, faites mieux, Monsieur, retournez dans votre province; allez vivre dans le sein de votre famille, servez, soignez vos vertueux parents : c’est là que vous remplirez véritablement les soins que la vertu vous impose. Une vie dure est plus facile à supporter, en province, que la fortune à poursuivre à Paris, surtout quand on sait, comme vous ne l’ignorez pas, que les plus indignes manèges y font plus de fripons gueux