MON Ï'ÉKE KT MOI
CINQMAnS.
Il importe; leur mérite est reconnu, cela suffit pour les respecter. Décliire-t-on un tableau de Raphaël ou du Poussin parce qu'on y découvre dans un coin un petit défaut, une légère incorrection qui ne fait que la millième partie du tableau ? Cette incorrection méritet-elle d'occuper un instant un homme touché de la beauté du chef-d'œuvre?... Mais voici votre chemin: une autre fois nous causerons, si vous voulez, des bornes qu'un gouvernement éclairé doit prescrire à la critique. C'est une matière assez déliée qu'on ne ferait pas mal, je crois, d'approfondir, (ii lui prend la main.) Bonjour, mon ami, au revoir,
DERVILLE
Adieu, Ginqmars, je vous quitte à regret; mais je vous rappellerai bientôt l'engagement que vous venez de prendre.
J'ai perdu ma mère à l'âge de quinze ans. Mon père se chargea seul de mon éducation. Je l'aimais tendrement, et je mis toute mon application à répondre à ses soins. Il était commandant de sa province. Il était à son aise, (ît passait pour très-riche, parce qu'il tenait un grand état, et qu'il faisait beaucoup d'aumônes. J'avais été bercée par des mies * d'idées de grande fortune, et je m'ennuyais souvent de l'économie que me prêchait mon