‹ Morceaux d'exégèseChapitre 102 sur 138 · LA FT · texte numérisé non relu

LA FT

Matthieu a connue également et qui doit être à la base de Marc lui-même. On a vu que l'existence de cette source,

c'est-à-dire d’un récit antérieur à Marc, résulte de la

forme que l’anecdote a prise dans le second Évangile. La combinaison de Luc s’explique plus aisément s’il a exploité une source où l'incident n'était pas rapporté, du moins expressément, au ministère hiérosolymitain. L'accord äâvec Matthieu sur la qualité et l'intention de l’interrogateur confirme lhypothèse d’une source commune autre que Marc, et il paraît difficile d'expliquer toutes les particularités du premier et du troisième Évangile en partant de Marc seul !. Que Luc ait trouvé dans une source particulière la sentence concernant le grand commandement et la parabole du Samaritain rattachées comme lecon de la charité au récit concernant Marthe et Marie, qui serait la lecon de la foi ?, il est permis d'en douter. Il n’est pas non plus nécessaire de supposer que la parabole du Samaritain aurait été d’abord associée à celle du Pharisien et du publicain ?. |

Le récit commence d’une manière un peu brusque, comme si ce n'était qu'un complément de ce qui précède et que le docteur se fût trouvé là pendant que Jésus rendait grâce au Père d’avoir caché ses desseins aux sages de ce monde et de les avoir fait connaître aux humbles #. Mais c'est un simple effet de perspective : le docteur n’assistait pas au retour des soixante-douze disciples. Il se lève pour poser une question, et l’on dirait que l’évangéliste a voulu mettre cette scène dans une synagogue où Jésus aurait pris la parole après la lecture des Livres saints ?. La demande du Sauveur : « Comment lis-tu 6? » s'accorde

. Comme fait Were, loc. cit.

. J. Waiss, 462.

.… WERNLe, 101.

J'EUCix21592%4

. B. Wauss, 450. Cf. Luc, 1v, 16.

. V. 926. roc AVXYIVOGXEL ;

Page 1