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avec cette hypothèse, bien qu’elle puisse être simplement empruntée au langage des écoles rabbiniques. Le docteur pose une question à Jésus « pour l’éprouver.», non pas sans doute avec la pensée d'obtenir une réponse contraire à la Loi, car la nature même de la question n’autorisait guère une telle espérance, mais simplement pour l’embarrasser en le mettant en face d’un problème censé difficile. La question de scolastique juive sur le grand commandement est transformée de facon à être plus intelligible pour les chrétiens de la gentilité : « Que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ? » Le texte en est pris d’un autre passage de Marc !. Dans la pensée du scribe, la participation au règne messianique est nécessairement subordonnée à l’accomplissement des préceptes de la Loi : il s’agit seulement de savoir quels sont les commandements essentiels. Au lieu de répondre en indiquant le précepte de la charité, comme il le fait dans les deux premiers Évangiles, Jésus renvoie l'interrogateur à la Loi, en demandant lui-même : « Qu’y a-t-il décrit dans la Loi ? Qu’y lis-tu ? ? » Il résulte de cet arrangement que c'est le docteur, au lieu de Jésus, qui proclame la transcendance des préceptes concernant l’amour de Dieu et du prochain; il les réunit même en un seul texte, quoique, dans les deux premiers Évangiles, le Sauveur les distingue, parce qu'il les prend en deux endroits différents de l'Écriture.
Si l’on admet, avec les interprètes les plus autorisés, que la combinaison de ces deux passages appartient à Jésus ?, le récit de Marc et de Matthieu sera, sur ce point particulier, plus conforme à la réalité de l'histoire que celui de Luc. Celui-ci aura tenu à faire déclarer expheite-
TRS T Ihre . 2, Ce qui revient, pour le sens, à Marc, x, 19 : « Tu connais les commandements. » Horrzmanw, 360.