‹ Morceaux d'exégèseChapitre 104 sur 138 · Voir, par ex., Horrzmanx · texte numérisé non relu

Voir, par ex., Horrzmanx

ment par le scribe que le commandement de la charité prime tous les autres et qu'il est la condition indispensable du salut. On a vu que, dans Mare, le scribe adhère à l'enseignement de Jésus en répétant les deux préceptes et les réunissant en un seul. Seulement, dans le second Évangile, c’est le scribe qui dit d’abord à Jésus : « Tu as bien répondu ! », tandis que, les rôles étant intervertis dans Luc, c’est Jésus qui félicite son interlocuteur *, en lui promettant la vie éternelle s’il se conduit selon le principe qu’il vient de formuler. Dans Marc aussi, Jésus, pour finir, félicite le scribe ÿ. La forme du récit dans Luc pourrait donc avoir été suggérée par la conclusion de Marc.

Il est certain qu'elle a été influencée. Mais comme la conclusion de Marc ne présente pas des garanties d’originalité bien solides, on peut se demander si, dans la source primitive, ce n'était pas réellement le docteur qui formulait le précepte de la charité. Luc aurait-il osé faire honneur à un pharisien d’une si excellente réponse, si la source l'avait attribuée au Christ? Le changement s’expliquerait, dit-on, par l'intention que l’évangéliste aurait eue de faire donner au docteur une lecon de charité : il le montrerait d’abord citant la Loi avec beaucoup d'assurance et prouverait ensuite qu’il en ignorait la véritable portée “. L'hypothèse n’est pas trop subtile, car c’est bien cette idée qui est au fond de la combinaison rédactionnelle et qui apparaît dans la question : « Qui est mon prochain °? »

1. V. 32. xalüc, Giddoxake, nm’ &Andelus eères xt. Ne dirait-on pas que Marc paraphrase ?

2. V. 28. op06ç amexptne. La suite : rodto rolet xoi Con, en rapport avec la question du v. 25, fait écho à Lév. xvim, 5 (Rom. 1x, 15. Ga. Im, 12).

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