‹ Morceaux d'exégèseChapitre 107 sur 138 · Idée prise de Marc, x, 20 (Luc, xvin · texte numérisé non relu

Idée prise de Marc, x, 20 (Luc, xvin

est de Jérusalem, non loin du Jourdain. Le chemin traverse un désert où il y a toujours eu des voleurs : le témoignage des voyageurs modernes s'accorde là-dessus avec celui des auteurs anciens. Un homme ! donc, et la suite du récit donne à penser que c'était un juif, allait de Jérusalem à Jéricho, et, chemin faisant, fut attaqué par des voleurs qui, non contents de le dépouiller, le rouèrent de coups et le laissèrent sur place, à moitié mort. Il arriva qu’un prêtre, puis un lévite, passant au même endroit, le virent et, sans s'occuper de lui, continuèrent leur route. Il n'importe pas au but de la parabole de savoir quelle direction ils suivaient, s'ils allaient à Jérusalem pour leur service ou s’ils en revenaient. Deux personnes sont mentionnées d’abord pour le bon équilibre de l'histoire, et le prêtre passe avant le lévite, parce qu'on est accoutumé à mentionner les lévites après les prêtres : ce n’est pas que le prêtre soit censé plus excusable que le lévite, pour un motif quelconque de pureté légale. On ne s'occupe pas des raisons qui les ont décidés à ne pas secourir le blessé; mais il est évident qu'on ne leur suppose aucune bonne raison.

Un samaritain, qui cheminait aussi de ce côté, fut plus humain. Sans tenir compte d’un autre sentiment que celui de la pitié pour un de ses semblables, il s'approche du malheureux abandonné, panse ses plaies en y versant de l'huile avec du vin, suivant une recette assez commune dans l'antiquité ?. Ce samaritain, voyageant hors de son pays, s'était muni de provisions. Après les premiers soins donnés au blessé, il le hisse sur sa monture ? et l’'emmène

Page 1