V. 30. ävhowmdc ruc. Cf. Luc, xv, 11; xvr, 1 ; xix
2. On peut se demander néanmoins si le vin n’a pas été d’abord indiqué comme breuvage, et l'huile seule pour le pansement (Jüriener, I, 990).
3. V. 34. ni rù {div xrvos, cheval ou mulet, on ne sait. Il n’est pas dit que le samaritain se prive de sa monture et marche à pied, mais qu'il met le blessé sur l'animal dont il usait lui-même pour son besoin.
avec lui. Il l'installe dans la première hôtellerie ! qu'il rencontre et lui prodigue toutes les attentions que réclame son état. En partant le lendemain ?, il donne un peu d’argent à l’hôtelier, s’engageant en outre à payer, lors de son prochain retour, ce qui pourrait avoir été dépensé en plus. Le samaritain n’est pas riche ; ses deux deniers représentent probablement la dépense de son protégé pendant deux jours ; il répond néanmoins du surplus si la convalescence du blessé doit se prolonger. La destination de la somme remise est expliquée par ce que dit le samaritain à l'hôtelier : « Prends soin de lui », sans qu'il soit besoin d’autre éclaircissement. Il va de soi que les frais antérieurs au départ du samaritain ne sont pas compris dans les deux deniers.
Pris en lui-même, ce petit récit forme un tableau achevé. On n’a pas besoin de savoir si le blessé a été rétabli au bout de deux jours, ou si son bienfaiteur a dû payer un supplément. L’égoïsme du prêtre et du lévite apparaît sans qu'il soit nécessaire d'en dire un mot; la bonté du samaritain peut se passer d’éloges. Si l’on fait abstraction du contexte, la morale de l’histoire est que des gens méprisés par les Juifs peuvent être beaucoup meilleurs qu'eux et plus rapprochés du royaume des cieux. Ils ont par conséquent le droit d'être traités en frères,
{. Il ne s'agit pas d'un simple caravansérail.
2, V. 35. xai ërt tv adorov ExBawv d0o Onvapra Édwnev T@ ravôoyei xrh. Ss.: « le lendemain matin » peut être dans la vraisemblance du récit, mais n’est pas signifié dans la formule : ëri rnv aüprov. La traduction : « Et pour le lendemain, tirant (de la ceinture qui lui servait de bourse) deux deniers, il (les) donna à l'hôtelier », donne un sens peu naturel. Il est également arbitraire de supposer que le samaritain n'avait pas le temps de coucher à l'hôtellerie, ou bien, au contraire, qu'il y aura couché pour l'amour du blessé. On ne peut pas traduire non plus : « Et partant (ëxBasv), il donna deux deniers. » Pour signifier expressément le départ, plusieurs témoins ont ajouté 2£e\0wv devant ExBalov.
3. Cf. Marru. xx, 2. Deux deniers font un peu moins de deux francs.
comme les enfants d'Israël. Les Samaritains, comme tels, ne sont pas mis au-dessus des prêtres et des lévites ; mais on montre qu’un samaritain charitable vaut mieux qu'un prêtre sans charité; c'est la charité désintéressée qui fait le mérite devant Dieu et qui doit le faire devant les hommes ; aucun privilège de naissance ou de situation n’y peut suppléer; un samaritain bienfaisant est digne du royaume céleste, un prêtre égoïste ne l'est pas !.
Pour faire l'application de cet exemple au sujet qui a été précédemment indiqué, Jésus demande au docteur « lequel de ces trois » hommes, à savoir le prêtre, le lévite et le samaritain, lui « semble s'être comporté comme le prochain de celui qui était tombé entre les mains des voleurs ». La réponse ne peut être douteuse : c’est le samaritain qui s’est montré le frère du juif délaissé par les siens. C’est lui, par conséquent, dont il convient de suivre l’exemple ?. Par ce dernier conseil donné au docteur, la conclusion du récit se trouve en rapport avec le commencement; mais les attaches qui relient la parabole àson contexte laissent soupconner unesuture artificielle. Le: : docteur a demandé qui était son prochain. La réponse con-. tient une leçon pratique sur la façon dont on doit secomporter à l'égard de tout homme, quelles que soient sa nationalité et sa religion ; elle montre comment on doit se conduire soi-même en qualité de prochain. L'application de la parabole se fait d’après cette idée, puisqueJésus diten finissant : « Qui a été le prochain de l’autre ? » Ainsi l'encadrement ne s'adapte pas tout à fait à la parabole. On a dit que le Sauveur, pour donner plus de force et d’à-propos à son enseignement, avait évité de faire une réponse théorique et qu'il avait transporté la question de la charité du pro-