‹ Morceaux d'exégèseChapitre 118 sur 138 · OR © D · texte numérisé non relu

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n’est pas ce que Jésus pensait des scribes de son temps. Ces docteurs sont supposés interpréter la Loi suivant une tradition authentique, mais ne l’'observer pas euxmêmes comme ils l’enseignent et comme ils veulent la faire pratiquer aux autres. Ainsi imposent-ils à autrui des devoirs pénibles et compliqués, mettant de lourds fardeaux sur les épaules de leur prochain, tandis qu'euxmêmes se dispensent des obligations qu'ils prêchent, même et surtout des obligations essentielles; ils s’appliquent seulement à ce qui frappe les yeux du vulgaire et peut leur attirer de la considération. On a trouvé le même reproche dans le discours sur les trois œuvres de justice !. D'autres détails sont donnés ici : les pharisiens ont coutume d'élargir leurs phylactères ?, c'est-à-dire de porter fort grandes les capsules que les Juifs, selon la prescription de la Loi *, s’attachent au front et à la main gauche pendant la prière, et qui contiennent de petits morceaux de parchemin où sont écrits certains passages du texte sacré “; ils mettent la même affectation à grossir les houppes ? de leur manteau. On a déjà vu exploité par Marc * ce que Matthieu dit ici de leur goût pour les honneurs, Matthieu y ajoute l'appétit des titres honorifiques, soit que cette indication vienne de source, soit qu'elle ait simplement pour but d'amener la recommandation qui va être faite sur ce sujet aux disciples de l’ Évangile. Tout ce développement manque d'unité. Celui qui traite de « fardeaux lourds ? » les règles pharisaïques ne

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