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considère pas du tout l’enseignement des pharisiens comme obligatoire. La glose judaïsante a dû recouvrir une critique directe de la doctrine des pharisiens, etil est probable que Luc a retenu la forme primitive de cette critique, qui était une menace et une malédiction. On remarquera que cette malédiction est, dans le troisième Evangile, la première de celles qui sont dirigées contre les scribes. Elle pouvait fort bien être la première du discours dans la source, et comme elle atteignait. en réalité, le système traditionnel des observances légales, elle aura provoqué en quelque façon le commentaire judaïsant qui l’atténue dans la forme et la neutralise pour le fond. Ce commentaire a recouvert aussi la seconde malédiction, concernant le souci des places d'honneur, laquellese trouve être encore la seconde de la série qui, dans Luc, est relative aux pharisiens. La remarque : « Et tout ce qu'ils font, ils le font pour être vus des hommes ! », sert de suture entre les deux malédictions converties en conseil aux disciples de l'Évangile. Ainsi la différence qui existe, pour le ton, entre la première partie du discours dans Matthieu et les menaces qui suivent, résulte probablement du travail rédactionnel qui a été exécuté sur le début du discours. Luc ne dit rien ici des premières places dans les repas ?, ce détail devant être traité ailleurs ?.
Marru. xx, 8. « Quant à vous, ne vous faites pas appeler « rabbi »; car il n’y a pour vous qu'un maître, et vous êtes tous frères. 9. Et n’appelez personne votre père sur la terre; car il n’y a pour vous de père que celui du ciel. 10. Ne vous faites pas non plus appeler docteurs, parce que votre unique docteur est le Christ. 11. Mais le plus grand
d’entre vous sera votre serviteur. 12. Et qui s'élévera lui-même sera abaissé, qui s’abaissera lui-même sera élevé. »
Le nom du Christ au milieu de cette instruction trahit