TOC AUTOS
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et pratiquant toutes les observances légales. Ceux qu'on
appelle « les craignant Dieu ! », dans le livre des Actes ?, qui faisaient profession de A étamne et se D hboee maient aux prescriptions dites de Noé, que le même livre dit avoir été sanctionnées par les apôtres dans l’assemblée de Jérusalem 3, n'étaient pas proprement des prosélytes #. Ces convertis seraient des tisons d'enfer, enfants du diable, deux fois pires que leurs maîtres. On ne voit pas bien en quoi consiste ce redoublement de perversité. Il est peu probable que ce soit leur fanatisme de néophytes 5. Peut-être est-ce que leur conversion au judaïsme pharisaique les rendrait moins aptes à recevoir l'Évangile, ou quils ne font que joindre aux défauts du païen ceux du mauvais juif f.
L'invective est inattendue. Jésus a-t- f accoutumé de faire tant d'attention à ce qui se passe en dehors de la Palestine ? Les pharisiens avaient-ils réellement des missions organisées, des apôtres qui allaient de Jérusalem aux extrémités de l'univers? Pourquoi ces convertis auraient-ils dû être pires que les pharisiens eux-mêmes, si ce n’est par l'écart entre leur conduite et la profession de fidélité à la Loi? Était-ce là un grief si appréciable au point de vue de l'Évangile ? Sans doute l’omission de cette menace dans Luc peut venir de ce que les menées de la propagande juive n'intéressaient pas l’évangéliste. Mais pourquoi n'y aurait-il pas fait attention, si elles avaient été si ardentes ? Bien que l'hypothèse soit assez téméraire, il y a peut-être lieu de soupçonner que le rédacteur de ce passage, en ayant l’air de frapper les Juifs, viserait le pharisien Paul, qui a réellement parcouru
. @oBoüpevor Toy bedv.
nr, 16, 26 (x, 2,:22).
; AcrT. xv, 20, 29.
. Sur cette question des Proséiytes, cf. Scaürer, III, 124-129. Bi Wass EE. SL:
CE, ne. Mt. 468.
D Où & D mn
la terre et la mer pour gagner des prosélytes, lesquels
avaient encore moins d’égards que lui pour la Loi.
Marru. xxur, 16. « Malheur à vous, conducteurs aveugles, qui.
dites : « Si quelqu'un jure par le temple, ce n'est rien; mais si quelqu'un jure par l'or du temple, il est lié. 17. Insensés et aveugles, qu'est-ce qui vaut le mieux de l'or ou du temple qui consacre l'or ? 18. (Ou) encore : « Si quelqu'un jure par l'autel, ce n ’est rien; mais si quelqu'un jure par l'offrande qui est dessus, il est lié. » 19. Aveugles, qu'est-ce donc qui vaut le mieux de l'offrande ou de l'autel qui consacre l’offrande ? 20. Ainsi qui jure par l'autel ] jure par l'autel et par tout ce qui est dessus ; 21. Qui jure par le temple, jure par lui et par celui qui l'habite ; 22. qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis. » ’
Cette malédiction n’a pas la formule ordinaire : « Scribes et pharisiens hypocrites ! », et elle se développe en instruction sur le serment. Bien que Luc ait pu encore la négliger comme étant de casuistique juive, elle a pu aussi fort bien être ajoutée par un rédacteur. Ainsi s'expliquerait la différence qu’elle présente à l'égard des autres, tant pour l'ordonnance extérieure que pour le contenu. Le sujet a déjà été traité dans le discours sur la montagne ?, et non sans quelque mélange de glose rédactionnelle *. On peut admettre aussi bien ici une donnée de tradition , peut-être la même, qui est accommodée au discours et diluée par le rédacteur. Mais celui-ci oubliet-il qu'il a recommandé de faire ce que disent les pharisiens, ou bien le passage doit-il être attribué à une main plus récente, qui aura emprunté les « conducteurs aveugles » à un autre discours # ?
Les scribes discutaient si le serment par l'or du temple était plus sacré que le serment par le temple lui-même ;
L’apostrophe 6ônyoi ruylof pourrait être prise de xv, 14. v, 33-37:
Cf. Le discours sur la montagne, 61-66.
Voir supr., n. 1. Cf. Brass, Mt. 84; Wernce, 72