PS CRE) ENT NES ES
si le serment par la victime était plus sacré que le serment par l'autel. Ils répondaient affirmativement pour : les deux cas. Il est évident par le second que l’avarice ne motivait pas la solution du premier. Les docteurs faisaient probablement réflexion que l'or et les victimes étaient consacrés à Dieu plus immédiatement que le temple et l'autel. L'or, en effet, ne doit probablement pas sentendre de la monnaie déposée au trésor, qui était plutôt d'argent ou de cuivre !, mais d’ornements et de vases, peut-être d'ex-voto. Jésus combat la conclusion par le principe même sur lequel on essayait de l’appuyer ?. Dieu n’a que faire de l'or ni des victimes. L’or est consacré par sa présence dans le temple, qui est le séjour de Dieu; la victime est consacrée par l’oblation qui ne peut se faire ailleurs que sur l'autel du temple. Si donc il y avait une distinction à établir, on devrait conclure dans le sens opposé aux pharisiens. Mais Jésus n’admet pas ces distinctions qui rabaissent la majesté divine invoquée dans tout serment. Celui qui jure par l'autel jure aussi bien par la victime; il jure par Dieu à qui autel et victime sont voués. Au lieu de reprendre l'exemple du temple et de l’or, le Sauveur, à moins que ce ne soit l’évangéliste, ramène l'exemple du ciel et du trône de Dieu, cité dans le discours sur la montagne *; temple et ciel sont consacrés l’un et l’autre par la présence du Très-Haut. Il n’est pas question ici d'interdire le serment. Jésus critique ce qui se passe chez les pharisiens et ne règle pas ce qui devra se faire chez les disciples de l'Évangile. L'enseignement donné reste néanmoins incomplet, et pour en saisir la portée, il faut sous-