Marc, xu, 1-11, et parallèles. Cf. supr. p. 186, n
cribes, l’a certainement déplacée. Il en abrège la pre-
mière partie et donne à l’ensemble un autre tour. Jésus
feint de croire que les scribes, en construisant les tom-
Le beaux des prophètes tués par leurs pères, ont l'intention de glorifier les crimes de ceux-ci. Fiction oratoire qui revient, pour le fond, à ce qu'on lit dans le premier Evan-
gile.
Marru. xx. 34, « C’est pourquoi Je vais envoyer vers vous des prophètes, des sages et des docteurs Vous tuerez les uns et les cruei-
fierez ; vous flagellerez les autres
dans vos synagogues et les poursuivrez de ville en ville, 35. afin que retombe sur vous tout le sang innocent qui a été répandu sur la terre, depuis le sang du juste Abel jusqu'au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l'autel. 36. Je vous le dis en vérité, tout cela viendra sur cette génération.
37. Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et lapides ceux qui sontenvoyés vers Loi, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu! 38. Votre demeure va vous rester déserte.
39. Car je vous (le) dis, vous ne me verrez plus désormais Jusqu'à ce que vous disiez : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! »
Luc, x1, 49. « C'est pourquoi la Sagesse de Dieu a dit : « Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront'etils (en) persécuteront, 50. pour qu'il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis le commencement du monde, 51. depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie, qui périt entre l'autel et le temple. Oui, je vous {le) dis, il en sera demandé compte à cette génération. »
xt, 34. « Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et Japides ceux qui sont envoyés vers (oi, combien de fois ai-je voulu rassembler ‘tes enfants comme une poule (rassemble) sa couvée sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu ! 35. Votre demeure va vous être abandonnée. Je vous (le) dis, vous ne me verrez plus jusqu’à ce qu'il arrive que vous disiez : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur |! »
Luc a réparti en deux endroits les deux morceaux de cette conclusion, retenant la première partie dans le discours contre les pharisiens, et renvoyant plus loin la seconde, pour servir de commentaire à la parole : « Il
le t.» Cette combinaison est artificielle, et. ‘che à été occasionnée par la transposition du discours contre pharisiens. L’apostrophe à Jérusalem termine conver blement ce discours ; avec les paroles qui la complète: elle semble représenter les dernières paroles qu Jésus, d’après le rédacteur, avait prononcées dans le temple, devant les Juifs, et peut-être même son dernier. enseignement. Mais elle n’avait plus aucune raison d’être dans le cadre que le troisième Evangile donne au discours. Jésus ne pouvait apostropher Jérusalem, étant à table chez un pharisien, en un endroit quelconque de la Galilée ou de la Pérée. Ces paroles n’ont de sens que dites dans la ville sainte et peu avant la passion. Déjà même la prophétie menaçante qui précède les adieux à Jérusalem sonne très mal dans les circonstances indiquées par Luc, et nonobstant le correctif qui résulte de sa transposition s; dans le corps du discours. Ne
Cependant, si Luc à découpé la prophétie, il paraît bien avoir conservé la formule d'introduction qu'elle avait dans la source : « C’est pourquoi la Sagesse de Dieu a dit ?. » Si singulière que la chose nous paraisse, il s’agit d'une citation, et la teneur du texte confirme l’idée que suggère le préambule donné par'le rédacteur du troisième Évangile. Il est possible que Luc, en transcrivant : la formule introductive, ait pensé que Jésus se dési- ts