Et répondant, il leur dit
« Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés. 23. Et bienheureux celui qui n'est pas scandalisé à mon sujet. »
nous un autre ? » 4. Et Jésus, répondant, leur dit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez : 5. Les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés. 6. Et bienheureux celui qui n’est pas scandalisé à mon sujet. »
Le préambule de Matthieu doit reproduire plus exactement que celui de Luc la donnée de la source, qui expliquait simplement le message de Jean par la connaissance qui lui était venue de la renommée de Jésus !. Luc, préoccupé de rattacher le message aux faits qu’il vient de raconter, surtout au miracle de Naïn, exploite la mention des disciples et commence par dire, selon la vraisemblance, que c’étaient les disciples mêmes du Baptiste qui lui avaient raconté les miracles du Sauveur ; après quoi il fait désigner par Jean deux messagers qui devront aller demander à Jésus s'il est le Messie. Le dédoublement de la donnée primitive est sensible en ce que la première indication n’est pas en harmonie parfaite avec la seconde, d’où elle a été déduite. Quant au nombre des envoyés, il est difficile de dire pourquoi Luc
1. V. 2. axoûous Ev r@ deouwrnplw Tà Epya toù Xptoroë, D (Sc.), roi Ù,
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le fixe à deux !, à moins que ce ne soit par imitation de ce que lui-même dira des disciples de Jésus ?.
Les anciens commentateurs ont expliqué diversement le motif qui avait conduit Jean à interr roger Jésus, et le sens de la question qu 1] lui a posée. Beaucoup, s’autorisant du quatrième Evangile et même de Matthieu, ont pensé que le Précurseur n’avait pas besoin d’éclaircissement pour lui-même et qu'il envoyait ses propres disciples au Sauveur afin qu'il les instruisit. Telle n'est pas la réalité qui apparaît dans le récit de Matthieu et de Luc. Le rédacteur du premier Évangile ne se souvient pas que, selon lui 3, Jean, avant de baptiser Jésus, le connaissait déjà comme étant le Messie: il reproduit, d’après la source qui lui est commune avec Luc, une série de textes d’où il ressort avec évidence que Jean n'a soupçonné que dans sa prison la mission du Sauveur, et que Jésus lui-même ne l’a jamais compté parmi ceux qui ont cru à l'Évangile. Toutes les subtilités de l’exégèse ne peuvent rien contre un témoignage aussi Le qui permet d’apprécier à leur juste valeur, c’est-à-dire comme des conceptions théologiques et apologétiques, les déclarations que Matthieu et surtout l’auteur du quatrième Évangile ont fait faire à Jean-Baptiste touchant la personne et la mission de Jésus. La question qui se pose devant son esprit et qu'il fait adresser au Sauveur n’est
1. V. 18. xai rpooxakecdwevos DÜo Tuvaç Tüv malnrov aûrod 6 ’lwdvvns 19. Exeudev xrA. Matra. 2. réubas G1ù rôv palnrév aûroë (n B CD; la leçon des anciens mss. lat. et de Ss. c. : «envoyant ses disciples » peut n'être qu'une traduction libre). Les mss. plus récents et le texte reçu lisent Svo pour à4, sans doute par l'influence de Luc. Mais on pourrait se demander si Luc lui-même n’a pas pris di4 pour vo. Le commencement du v. 18 se lit dans D : ëy ofç xat péyou ’lwaivou toù Bamrioroë, dc xai amoxahesduevos xTrh. Cf. xir, 1, où la même construction se rencontre (mais non dans D).