‹ Morceaux d'exégèseChapitre 30 sur 138 · Cf. supr.,p. 52, n · texte numérisé non relu

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clientèle de l'Évangile, s’est lue d’abord en cet endroit. Mais la question est de savoir si la sentence sur les rapports de Jean avec le royaume et la parabole des Deux fils ont la même origine, si la sentence ne serait pas postérieure à la parabole dans la tradition orale et même dans la tradition écrite de l'Évangile.

Quoi qu'il en soit, Matthieu a traité la sentence comme accessoire, ou bien il a cru devoir la pallier en dissimulant pour ainsi dire la situation du royaume derrière le rôle de Jean-Baptiste. On dirait que l’état du royaume n'est exposé que par rapport à lui et pour compléter les renseignements que l’on donne à son sujet. L’évangéliste a écrit que le plus petit dans le royaume était plus grand que Jean; il glisse aussitôt la parole concernant la violence subie par le royaume : puis il amène la réflexion sur les Prophètes et la Loi qui aboutissent à Jean, afin de terminer ce développement en faisant valoir le rôle du Baptiste, qu'il identifie à Élie !. Ce dernier trait vient en surcharge ? et a été importé d’un autre contexte ÿ. La mention des prophètes à rappelé à Matthieu le dernier d’entre eux et la prédiction relative à Elie; mais il semble faire une réserve sur cette application, qu'il emprunte à Jésus lui-même. Jean est Élie, si on veut l'entendre ainsi ‘. Comme il n’a jamais ailleurs grand souci du sens littéral, on peut croire qu'il tient ici à sauvegarder une interprétation traditionnelle du passage qu'il en a vue. On conçoit difficilement que Jésus ait pu alléguer de la sorte une prophétie, en laissant entendre qu’on pouvait la contester. L'application à Jean se fait, selon Matthieu, en vertu d’un sens mystérieux qui ne met pas obstacle à un autre

. Par application de Mar. m1, 23.

. WERNLE, loc. cit.

. Marc, 1x, 13; Mat. xvir, 12-13.

. V. 14. noi ei Déhere Défaut, œûrds Ecru “HAeias © pélAwv Écyechar.

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