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remarque quilui est corrélative !, tout en appartenant à une rédaction ancienne du discours et en correspondant à une réalité dans l’histoire évangélique et même dans l'enseignement de Jésus, représentent plutôt un sentiment de la tradition qu'uneinstruction formelle du Sauveur. Matthieu les aura gardées en les comprenant en un autre sens que leur auteur?; Marc aura pu ou voulu les ignorer; la tradition de Luc les aura connues et corrigées.
Il semble que le discours primitif énonçait d’abord le précepte formel qui se lit dans le premier Évangile : « Allez prêcher, disant que le royaume de Dieu est proche. » * La prédication des apôtres ne pouvait avoir d’autre objet, mais il n’est pas superflu de le dire, et l’on conçoit que Jésus d’abord et le premier rédacteur ensuite aient commencé par là. Si cette recommandation ne se trouve pas au début du discours aux Soixante-douze dans le troisième Évangile #, c’est qu’elle a été transposée au bénéfice d’une combinaison secondaire. Luc * en a tiré parti dans les paroles qu'il fait adresser tant à ceux qui reçoivent qu'à ceux qui ne reçoivent pas les missionnaires évangéliques ; et il l’a déplacée pour mettre en tête du discours la réflexion : « Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu de loups », qui, dans la source commune, devait précéder la garantie de l’avènement messianique et le propos judéochrétien touchant les villes d'Israël 6. Les apôtres-brebis se trouvent ainsi remplacer les brebis perdues de Matthieu 7. Ce qui suit dans le pre-