Cf. Jean, xiv
5. x, 9. mai Oepametere roùe [èv ar] acheveis, semble faire écho à Marru. x, 8. De bspureuere. CF. supr. p. 73, n. 3
des jeunes brebis au milieu de loups, et il n’y a pas lieu de supposer à cette comparaison un autre sens que dans Matthieu, comme si les missionnaires étaient dans la situation de béliers qui prennent la tête du troupeau !. La mention des loups ne s'accorde pas avec cette hypothèse. La seule pensée que suggère l’antithèse de l’agneau et du loup est celle d’un danger pour ceux que l’on compare à l'agneau. Peut-être Luc a-t-il pensé aussi au caractère de la brebis.
Matthieu insiste sur ce que la communication du message évangélique et les guérisons qui l’accompagnent doivent se faire gratuitement ?. Il ne s’agit pas seulement des guérisons ?, car les apôtres ne les reçoivent pas toutes faites, mais ils ont reçu le don de guérir avec la mission de prêcher. Il ne faut pas que le service apostolique puisse jamais être considéré comme une source de gain #. Cette préoccupation n’a dû naître que plus tard, après la constatation de certains abus *, et il semble que la défense de rien recevoir vienne en surcharge, à moins que ce nesoit en contradiction, avec ce qui est dit du droit à la nourriture. La conciliation se fait, dans la pensée de l’évangéliste, en ce que le missionnaire est censé avoir droit à sa nourriture, non à des présents supplémentaires, mais les deux idées ne sont pas régulièrement coordonnées, et c’est la première seule qui était exprimée dans le discours primitif. La superposition de la seconde est tout à fait sensible dans la suite, quand Matthieu défend d'acquérir 5, par manière de rétribution, de l’argent, un sac à provisions, deux tuniques, un bâton. L’énumération des objets montre
1. B. Wuiss, Æ£, 347, qui allègue l'emploi du mot &pves au lieu de p66ate. Mais Luc a dû préférer &pves comme terme approprié à la désignation d'individus dispersés.