‹ Morceaux d'exégèseChapitre 49 sur 138 · V.9. un xronshe youobv ur · texte numérisé non relu

V.9. un xronshe youobv ur

qu'il s’agit de préparatifs que l’on pourrait faire pour la route, non de ce que l’on pourrait gagner en chemin ; les passages parallèles de Marc et de Luc ne laissent pas le moindre doute à cet égard, et Matthieu lui-même l'entend ainsi, puisqu'il ajoute : « car l’ouvrier a droit à sa nourriture ! ». Ayant intercalé la défense de recevoir des présents, le rédacteur a tourné dans le même sens la prohibition d'emporter de l'argent, et il a continué sa phrase en reprenant le sens de la source ?. L’énumération des choses qu’il ne faut pas emporter n’était pas seulement dans Marc mais aussi dans le discours primitif : dé là vient qu'on la trouve deux fois dans Luc. La prohibition se justifie par le droit qu’a le prédicateur de compter sur l'hospitalité de ceux qu’il évangélise. Il est tout à fait conforme à l'esprit de Jésus que l’apôtre doive se confier à la Providence pour ce qui regarde sa nourriture et son entretien; en fait, ce sont ceux à qui l’on apportera l'Évangile qui y pourvoiront et qui devront y pourvoir. La remarque se lisait dans la source commune de Matthieu et de Luc, puisqu'on la rencontre également dans celui-ci; mais Luc a pu la transposer pour la mettre en rapport avec ce qu'il disait de la facilité qu'avait le missionnaire de prendre part, sans aucun scrupule de légalisme juif, aux repas de ses hôtes. Tout ce qu’on lit dans le troisième Évangile sur la conduite à tenir dans la maison ou la ville où l’on est reçu paraît être un développement secondaire par combinaison et glose des données originales. Il se peut d’ailleurs que le mot « salaire » ? soit primitif relativement à « nourriture», Matthieu ayant préféré celui-ci, parce que l’idée de rétribution ne s’accordait pas avec ce qu’il venait de dire. A la place où le premier Évangile met l'indication relative

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