Cf. p. 82, n. 4, pn évobonole
2. Waenxce, 30, suppose que Matthieu et Luc suivent une tradition plus récente; Hozrzmanx, 242, qu'ils ont pris le bâton pour une arme.
3. Cf.supr.p. 82, n. 4. L'enchevêtrement dela phrase, l’irrégularité de
Évangile prend souci des voyageurs et que, tout en ne permettant pas d'emporter des provisions en route, il ne serait pas éloigné non plus de penser que les prédicateurs feront sagement ou pourront être obligés de pourvoir eux-mêmes à leur subsistance ; du moins il ne leur dit pas de compter sur leurs hôtes, et cette omission pourrait bien n'être pas involontaire. Marc aurait songé à Paul.
Il n’en reste pas moins que, dans les conditions réglées par Jésus, les missionnaires devaient vivre de ce qu’on leur donnerait et compter sur l’assistance des gens qui voudraient bien les recevoir. C’est pourquoi il est question de ceux qui les recevront et de ceux qui ne les recevront pas. Selon Matthieu, ils ne demanderont pas l'hospitalité du premier venu, mais, dans chaque ville ou village où ils arriveront, ils devront prendre des informations pour savoir qui est «digne » ! deles loger, c’est-à-dire s’enquérir d’une maison respectable où ils puissent s'installer sans compromettre l'honneur de l’apostolat. Il ne s’agit pas de savoir précisément qui est plus digne de recevoir l’Évangile, puisque les dispositions intérieures des personnes ne peuvent être connues d'avance par ce moyen. Ni Marc ni Luc ne parlent de cette précaution, qui a dù être suggérée par certaines expériences fâcheuses des prédicateurs chrétiens ?. Le discours primitif ne supposait pas d'enquête préliminaire, et le discernementse faisait par l'accueil que recevait la salutation du missionnaire dans la maison où il se présentait. Jésus jouait sur le double sens du mot « salut » ?. Les hérauts de l'Évangile, qui, arrivant dans
la construction grammaticale et le passage subit du discours direct au discours indirect semblent accuser un travail de rédaction et de correction pratiqué sur un texte. Cf. Luc, xxn, 35.
1. V. 11. vis év adrn &iôç écruv. L'évangéliste emploie ici pour son compte le mot &ttos dans une acception assez différente de celle qu'il lui donne au v. 10 (cf. supr. p.81, n. 1) d'après la source.