‹ Morceaux d'exégèseChapitre 54 sur 138 · cipivn = Dv · texte numérisé non relu

cipivn = Dv

une maison, prononcent le souhait contenu dans la formule de salutation, apportent le salut véritable. S'il y alà « un enfant de salut » !, c’est-à-dire un homme bienveillant et poli qui soit en même temps une âme prédestinée et bien disposée, ce qui apparaîtra parla façon dontil prendra la salutation qui lui sera faite, le salut qu’on lui souhaite lui arrivera réellement. Conformément à ce qu’il a dit plushaut sur la respectabilité de l’hôte, Matthieu ? écrit : « Si la maison est digne », ce qu'on doit entendre : « si la maison est véritablement digne », puisque les apôtres sont supposés la connaître et croire telle avant de se présenter. L’équivoque du discours vient de ce que l'information préalable sur l’honorabilité de la maison est surajoutée. Si la maison n’est pas habitée par un enfant du salut, ce qui se connaîtra par la réponse désagréable qui sera faite à la salutation et par le refus d’hospitalité, Le salut des apôtres leur reviendra, c'est-à-dire que leur vœu de salut sera de nul effet pour ceux à qui il était adressé; mais, s’il est inutile pour ceux-là, il servira pour d’autres. L’insuccès n’appauvrit pas ceux qui le portent. Il ne saurait être question d’une bénédiction particulière qui retomberait sur les apôtres rebutés, puisqu'ils sont eux-mêmes en possession du salut et qu’on ne s’occupe pas ici de leurs mérites ni de leur récompense. Ces considérations s’expliquent par l'importance queles Orientaux attachent au cérémonialde la salutation ?. Tous les textes insistent pour que le missionnaire, une fois installé quelque part, ne cherche pas un autre logement dans le même lieu: s’il changeait, ce serait sans doute pour être mieux ailleurs ; or il ne doit pas chercher ses aises, et surtout il doit éviter de froisser ceux qui lui ont les premiers offert et donné l'hospitalité.

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