‹ Morceaux d'exégèseChapitre 72 sur 138 · vur, 34-37 (Marru. xvi, 24-26; Luc, 1x · texte numérisé non relu

vur, 34-37 (Marru. xvi, 24-26; Luc, 1x

royaume céleste débute avec l'Évangile. Jésus est venu jeter le glaive !, c’est-à-dire la guerre et la division sur la terre, et il n'apporte pas maintenant la paix, parce que l'annonce du royaume a pour effet immédiat, le Sauveur lui-même ne l’a-t-il pas constaté dans sa propre maison ? d'amener la discorde dans les familles, tel membre acceptant la foi, tel autre la rejetant, et ce dissentiment mettant aux prises croyants et incroyants. L'apparition du Christ a donc pour conséquence directe, non pour but, mais le langage biblique ne fait pas de distinction nette entre ces deux idées, la division signifiée métaphoriquement par l'épée. L'énumération des personnes qui se combattent semble être une réminiscence de Michée ?. Luc a glosé la simple déclaration qu’on lit dans le premier Évangile. On ne voit pas bien pourquoi il la place après la parabole des Deux serviteurs, qui invite les disciples à se tenir prêts pour le jugement. Si l’on veut chercher un rapport logique entre les deux leçons, il faut supposer que la vigilance et la fidélité sont jugées d’autant plus indispensables que les difficultés rencontrées par les disciples seront plus grandes. Mais, dans cette partie du troisième Évangile, les transitions ne sont pas ménagées avec beaucoup de soin ; des sentences primitivement distinctes se trouvent associées, et quelquefois mélangées, à raison de certaines analogies plus ou moins consistantes, sans que l’on poursuive dans l’ensemble un enchaïnement rigoureux. L'expression : « Je suis venu eter du feu sur la terre ? », fait écho à : « je ne suis pas venu jeter la paix », que Luc a certainement trouvée dans la source. Le feu dont il s’agit ne peut être ni l'Esprit saint, ni la vertu purifiante de la parole divine ou le renoncement

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