‹ Morceaux d'exégèseChapitre 73 sur 138 · RS TETE EE · texte numérisé non relu

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évangélique, ni l’ardeur pour le sacrifice : ces biens surnaturels ne sont pas des choses à jeter, et ils ne mettront jamais le feu à la terre. Vu les expressions choisies et la suite du discours, le feu n’est pas autre chose que la discorde introduite dans le monde par la prédication de l'Évangile, ou mieux encore peut-être le mouvement excité pour ou contre la religion de Jésus par la prédication apostolique et d’où résultera la discorde !. Le Sauveur voudrait que ce feu brülât déjà ?, parce qu'une telle lutte doit se produire avant que le règne de Dieu ait son accomplissement définitif. Mais elle n’est pas censée arriver encore, parce que Jésus doit auparavant « recevoir un baptème * », c'est-àdire être immergé dans la mort. La perspective de son baptême sanglant lui cause de l'angoisse ‘. Beaucoup pensent que cette angoisse est celle du désir, soit que le désir ait pour objet le salut du monde ?, soit qu’il s’applique aux douleurs de la passion que Jésus souhaiterait de subir le plus tôt possible afin d'en être délivré ©. Mieux vaut s’en tenir à la lettre du texte et dire que Jésus est supposé envisager avec terreur, comme au jardin de Gethsémani, les souffrances qui l’attendent. Il se trouve ainsi partagé entre deux sentiments, le désir de voir bientôt se préparer l'avènement du royaume, et l’effroi que lui inspire la terrible épreuve à travers laquelle lui-même doit passer avant cet avènement et pour le procurer. L'image du baptême, que Luc prend à Mare ?, parce qu'il

‘ ne veut pas la laisser perdre, tout en négligeant le récit

Hozrzmanx, 374.

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. MazpowarT, Scuanxz, Werzsarcker, etc. On suppose volontiers que les vv. 49-50 expriment deux sentiments parallèles ; mais l’'évangéliste oppose visiblement le feu à l'eau (baptême), le désir à la crainte. 6. Goper, ap. J. Weiss, 498.

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