‹ Morceaux d'exégèseChapitre 81 sur 138 · Cf. Scnawz, Lukas · texte numérisé non relu

Cf. Scnawz, Lukas

tique du Dragon précipité des cieux ‘, ou bien si l’image ne représente pas, en même temps, un dernier combat dans les hauteurs, qui préluderait immédiatement dans le ciel au règne du Christ, comme les succès de l'Evangile y préludent sur la terre. On remarquera que l’image qui se trouve dans cette parole de Jésus a le même objet que la demande des Zébédéïdes, un peu plus haut ? ; il doit y avoir parenté d’origine entre les deux passages évangéliques.

Les disciples sont supposés jouir d’un pouvoir qui appartient à leur Maître, en vertu de sa vocation providentielle, et qu'ils exercent en son nom. C’est lui qui le leur a donné. Cette particularité étrange, d’un pouvoir qui aurait été attribué aux Soixante-douze sans qu'ils en fussent avertis, s'explique par le fait que les Soixante-douze n’ont pas été historiquement en rapport avec Jésus. Ils n’en sont pas moins devenus plus forts que Satan et que tous les êtres malfaisants qui sont en quelque sorte les agents et les auxiliaires de la puissance du mal. Rien n’autorise à voir, dans les serpents et les scorpions, des termes symboliques représentant les démons. Ces animaux dangereux appartiennent, comme les esprits mauvais, à ce que le Sauveur appelle « la puissance de l’ennemi # », c’est-à-dire l’armée de Satan. Il n’est pas indifférent de noter que ce passage et la parabole de l’Ivraie, dans Matthieu “, sont les seuls endroits de l'Évangile où Satan est dit « l'ennemi ». L’im-

1. AP. x, 7-9 (cf. Jean, xir, 31). On éviterait ce rapport si l’on construisait : « J'ai vu tomber Satan, comme un éclair (tombe) du ciel » (Scxaxz, loc. cit.). Mais le détour est subtil. Ce n’est pas l'éclair qui tombe, c'est Satan, et la comparaison avec l'éclair porte sur la soudaineté de la chute, non sur la chute elle-même (cf. Luc, xvnr, 24).

2 ue x 04

3. V.19. xai En! nücav tv düvauiv rod &/ 0005. Dans la proposition suivante : xai 00dèv buäe où un admyoet, le sujet peut être ovdév, représentant rûca düvaurs, ou bien Divautc, oùdéy étant complément.

4, xur, 25, 39.

munité des disciples relativement aux bêtes venimeuses est signalée dans la finale deutérocanonique de Marc : : l’idée s’est fait jour dans la tradition, mais il est peu probable qu'elle remonte jusqu’à Jésus. Si extraordinaires que soient les pouvoirs conférés aux disciples, l’évangéliste tient à dire que ceux-ci ne doivent pas s’en glorifier ni même en concevoir une Joie particulière, car la faculté de chasser les démons ne leur est pas octroyée à cause de leurs mérites ni pour eux-mêmes, mais en vue dé leur ministère et pour la recommandation de l'Évangile. Ce qui est pour eux le vrai bien, c’est qu'ils auront part à la vie éternelle dans le royaume de Dieu; ils sont inscrits au livre des prédestinés. L’Ancien Testament parle du livre des vivants ; Dieu en efface les noms des pécheurs, pour les abandonner à la mort ?. La littérature apocalyptique connaît deux livres, celui de la vie où sont inscrits les justes, et celui de la mort et de la damnation où sont inscrits les pécheurs *.

Dans la source où Luc a pris le discours aux Soixantedouze, ce n'étaient pas les disciples qui revenaient joyeux ; c'était le Sauveur qui se réjouissait en apprenant ce qu'ils avaient fait, et ses paroles d'action de grâces sont comme une seconde impression qui ne suppose pas celle dont l'évangéliste s’est d'abord constitué l'interprète. On rencontre les mêmes paroles dans Matthieu, entièrement détachées du discours de mission.

Marru. x1, 25. En ce temps-là, Luc, x, 21. À cette heure il tres- Jésus, prenant la parole, dit: «Je saillitde joie par (l’action de) l’Este rends grâces, Père, seigneur du prit Saint, et il dit : « Je te rends

ciel et de la terre, de ce que tu as grâces, Père, seigneur du ciel et caché ces choses aux sages etaux de la terre, de ce que tu as caché savants, etque tu lesarévélées aux ces choses aux sages et aux sa-

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