‹ Morceaux d'exégèseChapitre 86 sur 138 · V. 17. rpopñrat xt dixuor. Cf. x · texte numérisé non relu

V. 17. rpopñrat xt dixuor. Cf. x

3. Esprit universaliste, invitation à se faire disciple de Jésus.

thieu. Elles ont un rythme ! analogue à celui de la sentence qui les précède, quoique moins régulier. Elles sont faites presque uniquement aussi d'emprunts à l'Ancien Testament ?, et elles conviennent mieux au Christ glorifié, vivant dans l'Église, qu au Christ historique. On peut douter que AE ait Jamais parlé de son joug, même

1: V.-28. Seite Tpôs pe RAVTES OÙ xOmGvTES xaÙ TepooTismévOt, x4y6 avaraÿow DU.

29. üpate rdv Cuyé ôv pou Éo'ôuñc xal mAete ax ’émod, ôTt rpaÿe su xaù Tamervos TA xæpdlæ, xœ! edooete AVATAUGLY Taie Duyoic ÿ dUOv.

30. 6 yap Cuyos pou ypnords xai To poptiov pou éhappov ÉcTiy.

La locution ramervès r9 xaodix est dans le style de l’évangéliste; cf. V, 3. Troyot T& rveluatt. roaù est en rapport avec v, 5. Voir Le discours sur la montagne, 16, 20.

2. Cf. Jér. vi, 16, d’où vient le dernier membre du v. 29 ; mais Matthieu suit l’ Re dt non les Septante ; Ecerr. 11, 1, pour É N.,29."eL 23-30, pour les vv. 28-30. Dans la version grecque d'Eccrr. 1. 26, on ht :

roy Tpdynlov dUGv 0rd0ere dTd Cuyév, xal émdecacüw h Luyn duov raidelav.

Mais le mot rauÿeia peut remplacer un terme figuré. L'Ecclésiastique hébreu donne K®, « fardeau » (cf. I. Lévr, L’Ecclésiastique, II, 230) :

26. Amenez votre cou sous son joug, Et que votre âme se charge de son fardeau.

L'auteur de Marrx. 28-30, ne lisait donc pas seulement Jérémie, mais aussi l'Ecclésiastique en hébreu, ou dans une autre version que les Septante. En tout cas, la présence du « fardeau » dans l’Ecclésiastique hébreu (bien que le syriaque soit conforme au grec et suppose aussi D, au lieu de N®Y) confirme la dépendance de Matthieu. Et ne dirait-on pas qu'il identifie Jésus avec la Sagesse, dont Ben-Sira parle en cet endroit? Le fait est qu'on lui verra mettre dans la bouche du Sauveur (xx, 34-36) une parole qui, dans Luc {xr, 49-50) est attribuée à la Sagesse. Il n'est pas indifférent de noter que Ben- Sira donne à Dieu le nom de « Père » dans 11, 1 et 10, en sorte qu'une certaine influence du cantique peut être Aniee pour Marru. 27. L'évangéliste a interprété la prière de Jésus Ben-Sira en prière de Jésus Fils de Dieu. L'identification de Jésus avec la Sagesse pourrait expliquer le ton de Marru. v, 21-22, 27-98, 31-32, 33-34, 38-39, 43-44; mais surtout elle rendrait parfaitement compte de x1, 27, la connaissance réciproque du Père et du Fils étant le rapport de Dieu avec la Sagesse.

par voie de comparaison, tandis que, pour l'évangéliste, le joug de Jésus est la loi chrétienne, si douce et légère relativement à la Loi mosaïque interprétée par les pharisiens !. Enfin ce passage parait être, dans le premier Évangile, l'équivalent de ce que Jésus, dans Marc *, dit aux apôtres quand ils reviennent de leur mission. Matthieu a supprimé ce retour pour des motifs qu'on a vus plus haut ?; mais il semble avoir exploité la donnée du second Evangile conformément au sens qu'il donnait au discours de mission : le repos auquel Jésus invite ses auxiliaires : fatigués devient le repos qu’il donne à ceux qui croient en lui, qui laissent tomber le fardeau insupportable de la Loi pour prendre sur eux la charge facile de l'Evangile. Comme on ne voit pas bien pourquoi Luc aurait omis une pareille exhortation, si elle avait appartenu à la rédaction primitive des Logia, on pourrait être tenté de penser que la conclusion du discours était plutôt celle que donne le troisième Évangile, et que Matthieu aura transposé cette conclusion dans le discours des paraboles, parce que le mot de Marc : « Venez à l'écart, en lieu désert, et reposezvous un peu », lui en suggérait une bien meilleure et plus significative. Ceserait prêter à Luc des scrupules pauliniens dont on n’a pas la moindre trace ailleurs que de le supposer déconcerté par les mots « joug » et « fardeau », qui lui auraient semblé tout à fait impropres à caractériser l'Evangile “. Mais l’ensemble du discours, dans Matthieu, paraît d'une seule venue, quel que soit son rapport avec la finale du premier Évangile et avec Marc. Il reste vraisemblable que Luc l’a connu tout entier et qu’il en a omis la dernière partie, en retenant ici un autre morceau de la source, plus ancien probablement, qui lui semblait mieux

IEnbareinmes

2. vi, 31; cf. supr. p. 120, et remarquer les expressions Dedre, àvaraucache.

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