‹ Morceaux d'exégèseChapitre 87 sur 138 · Scuaxz · texte numérisé non relu

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en situation et lui agréait mieux. Le ton mystique du pas- . Sage qu'il omet a pu ne pas lui convenir, et il a pu trouver aussi que la parole : « Je suis doux et humble de cœur », ne relevait pas suffisamment le Christ.

Les expressions : « fatigués » et « chargés », semblent viser directement le poids accablant du pharisaïsme et des observances légales !; mais on peut dire que le discours atteint, sous cette image particulière, tous les maux qui pèsent sur le genre humain, surtout le péché avec ses conséquences morales, et les défaillances de la volonté, le découragement, la tristesse. Jésus seul peut soulager l'humanité de ce fardeau dangereux, il ne souhaite rien tant que d'y réussir. Pour cela, il suffit que les hommes échangent leur fardeau pour le sien, qu’ils prennent sur eux son joug, c'est-à-dire qu'ils deviennent ses disciples et observent ses préceptes. La métaphore du joug est employée dans le style rabbinique ? pour signifier la discipline morale de la Loi. Le joug de Jésus est donc la justice chrétienne. telle qu'elle est décrite, par exemple, dans le discours sur la montagne. Jésus en est à la fois le législateur et le modèle ; il prêche etil a pratiqué la mansuétude et l'humilité du cœur. On s’instruit en l’écoutant, on sera parfait en limitant. La traduction : « Apprenez de moi que je suis doux », est moins autorisée par le contexte que : « Réglez-vous sur moi, parce que je suis doux ? », car elle introduit une idée nouvelle au lieu de lexplication que l’on attend pour justifier le précepte : « prenez mon joug », et la promesse : « vous trouverez du repos ». Instruits par la parole et l’exemple de Jésus à pratiquer

XXI, 4, supr. Cil.

Cf. Eccu. ur, 26, supr. cit. p. 135, n. 2.

3. Le contraste entre le v. 27 et le v. 29, entre le Fils, qui seul connaît le Père, et le maître humble, pourrait être en rapport avec la christologie de l'auteur, l'antithèse du Fils de Dieu et du Fils de

l'homme.

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